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esse arts + opinions

Numéro 76, automne 2012, p. 36-45

L’idée de la peinture / The Idea of Painting

Direction : Sylvette Babin (directrice)

Rédaction : Sylvette Babin (rédactrice en chef)

Éditeur : Les éditions esse

ISSN : 0831-859X (imprimé)  1929-3577 (numérique)

esse045
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Article

Relics as New MonumentsDestroyed PaintingLes peintures détruites, ou les reliques en tant que nouveaux monuments

Marta Jecu

Traduit de l’anglais par

Gabriel Chagnon

Résumé | Extrait

RELICS as new monumentS: DESTROYed painting JECU les peintures détruites, ou les reliques en tant que nouveaux monuments Saburo Murakami, Passing Through, 1956. photo : © Makiko Murakami and the former members of the Gutai Art Association, permission de | courtesy of Ashiya City Museum of Art & History, Japon MARTA Tout acte de destruction d’une oeuvre d’art provoque un certain trouble. Certains procédés menant à la création de toiles endommagées ou « détruites » ont pour effet d’entraîner non seulement une modification, mais aussi une mutation de la représentation, qui passe de quelque chose d’affirmatif à un territoire où le sens est disloqué et où elle acquiert un caractère performatif. La destruction des toiles peintes est un vaste domaine qui vaut la peine d’être exploré, et dont l’histoire de l’art permet de révéler certains aspects souvent négligés par les analyses universitaires. Dans la pratique de certains artistes contemporains, l’acte lui-même consistant à détruire une toile peinte peut être vu comme une façon de rendre abstrait le contenu de cette toile en minimisant sa charge narrative et en proposant une réflexion sur le vide sous-jacent qui habite toute forme construite. La destruction ou l’enlèvement de couches de peinture en tant que forme systématique de vandalisme se veut, dans certaines pratiques récentes, une exploration des processus de création et d’attribution de la valeur. L’oeuvre paradigmatique Passage a été exécutée en 1955 à Tokyo par Saburo Murakami, qui faisait partie du groupe Gutaï, un groupe d’avant-garde japonais dont la pratique était axée sur l’action et dont les expérimentations préfiguraient (bien avant l’avant-garde euroaméricaine) l’essence du happening, du nouveau réalisme, de l’abstractionnisme et du conceptualisme. Selon le Gutaï, qui s’intéressait à la matérialité et à la force des éléments, l’action était une façon de peindre avec les éléments. Murakami, dont la performance consistait à se propulser à travers...

Auteur : Marta Jecu
Titre : Relics as New Monuments: Destroyed Painting / Les peintures détruites, ou les reliques en tant que nouveaux monuments
Revue : esse arts + opinions, Numéro 76, automne 2012, p. 36-45
URI : http://id.erudit.org/iderudit/67196ac

Tous droits réservés © Les éditions esse, 2012

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