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esse arts + opinions

Numéro 76, automne 2012, p. 46-51

L’idée de la peinture / The Idea of Painting

Direction : Sylvette Babin (directrice)

Rédaction : Sylvette Babin (rédactrice en chef)

Éditeur : Les éditions esse

ISSN : 0831-859X (imprimé)  1929-3577 (numérique)

esse045
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Article

L’art performatif marche dans les traces de la peintureLe cas de Vanessa BeecroftPerformative Art Follows Painting’s FootstepsThe case of Vanessa Beecroft

Mélanie Boucher

Translated from the French by

Vanessa Nicolai

Résumé | Extrait

L’art performatif marche dans les traces de la peinture. Le cas de Vanessa Beecroft Boucher Performative art follows painting’s footsteps. The case of Vanessa Beecroft Vanessa Beecroft, vb52 performance, Castello di Rivoli, Museo d’Arte Contemporanea, Turin, Italie, 2003. photo : © 2012 Vanessa Beecroft Mélanie Allan Kaprow, qui invente le happening en 1954, affirme qu’il provient de l’action painting1. Carolee Schneemann, qui est généralement identifiée à Meat Joy (1964), compare l’emploi qu’elle y fait de la chair animale à celui de la peinture2. Ces deux artistes de la performance et d’autres grâce auxquels cette discipline est établie dans les années 1960 ne rejettent pas l’idée de la peinture – ils s’en réclament, plutôt. Pourtant, encore aujourd’hui, leurs oeuvres sont régulièrement considérées comme étant à l’antipode de la peinture. Elles sont envisagées dans une histoire de la performance qui se situe en marge du paradigme moderniste et qui a comme origine les coups d’éclat de Marinetti et ceux des dadaïstes zurichois3. Elles sont « immatérielles4 », transitoires et liées à l’immanence, contre la transcendance, l’autonomie et l’éternité qu’évoquent les tableaux5, créés, eux, pour être possédés et regardés longtemps. Il n’en découle pas pour autant une opposition absolue entre les deux disciplines, comme le démontre Amelia Jones en expliquant l’importante influence exercée par Pollock sur l’art performatif depuis les années 1950 et 19606. Figure par excellence de la peinture moderniste, Pollock ouvre la voie à l’art performatif par son action, avec son corps qui « danse » sur la toile en y appliquant de la peinture, ce que mentionne Régis Michel : « [c]ette étrange chorégraphie nous est si familière qu’on a perdu la mesure de sa nouveauté. Or la danse du dripping est une grande rupture dans le système séculaire de la peinture occidentale, qui s’est toujours fondé sur la maîtrise du geste, où s’épanouit le mythe de l’artiste : sujet roi, vrai...

Auteur : Mélanie Boucher
Titre : L’art performatif marche dans les traces de la peinture : Le cas de Vanessa Beecroft / Performative Art Follows Painting’s Footsteps: The case of Vanessa Beecroft
Revue : esse arts + opinions, Numéro 76, automne 2012, p. 46-51
URI : http://id.erudit.org/iderudit/67197ac

Tous droits réservés © Les éditions esse, 2012

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