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esse arts + opinions

Numéro 76, automne 2012, p. 58-61

L’idée de la peinture / The Idea of Painting

Direction : Sylvette Babin (directrice)

Rédaction : Sylvette Babin (rédactrice en chef)

Éditeur : Les éditions esse

ISSN : 0831-859X (imprimé)  1929-3577 (numérique)

esse045
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Article

Corps et chaosRegard sur le travail récent de Christine MajorBody and Chaosin Christine Major’s Recent Work

Édith-Anne Pageot

Résumé | Extrait

Corps et chaos Regard sur le travail récent de Christine Major Pageot Body and Chaos in Christine Major’s recent work Christine Major, Dissociations (les meneuses de claque), de la série | from the series Crash Theory, 2011. photo : Guy L’Heureux, permission de l’artiste | courtesy of the artist édith-Anne Délaissant l’imagerie animale pour laquelle elle est généralement connue1, la Montréalaise Christine Major travaille depuis 2011 à la production d’un ensemble de tableaux regroupés sous le titre Crash Theory. L’iconographie de ce projet est inspirée d’images provenant des bibliothèques, des archives, d’autres oeuvres d’art ou d’Internet et qui relatent des événements de nature catastrophique : accidents de voiture, disparition d’Amelia Earhart, effondrement des tours jumelles à New York, etc. Le titre du projet fut d’abord attribué à un tableau bien antérieur, un grand triptyque présenté dans le cadre de l’exposition intitulée Terreurs intimes2 (2000). En fait, le rapport qu’entretiennent les actes de désublimation et de désordre avec une certaine sensualité était déjà contenu, en germe ou de façon plus ou moins explicite, depuis près d’une décennie dans le travail pictural de l’artiste. La tension entre corps et chaos, quant à elle, a été plus ouvertement explorée dans la récente exposition Ninfa moderna3 (2010), qui mettait en scène des corps de jeunes femmes affalés, avilis dans des décors en ruines inspirés à l’artiste par les actes de violence relatifs à l’affaire Jaycee-Lee Dugard. Dans ce cas, le désordre de la mise en scène se trouvait associé à un érotisme pervers. Crash Theory poursuit l’exploration d’un même registre de sentiments. C’est pourquoi, sur le plan thématique, on peut situer ce projet dans un parcours qui, partant de l’exploration d’une relative érotisation de l’angoisse (Terreurs intimes, 2000), passe par des sentiments d’aliénation et d’isolement (Vivarium, 2004), pour explorer enfin la dialectique entre déchéance et survivance...

Auteur : Édith-Anne Pageot
Titre : Corps et chaos : Regard sur le travail récent de Christine Major / Body and Chaos: in Christine Major’s Recent Work
Revue : esse arts + opinions, Numéro 76, automne 2012, p. 58-61
URI : http://id.erudit.org/iderudit/67199ac

Tous droits réservés © Les éditions esse, 2012

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