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esse arts + opinions

Numéro 76, automne 2012, p. 83

L’idée de la peinture / The Idea of Painting

Direction : Sylvette Babin (directrice)

Rédaction : Sylvette Babin (rédactrice en chef)

Éditeur : Les éditions esse

ISSN : 0831-859X (imprimé)  1929-3577 (numérique)

esse045
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Compte rendu

Scrap, Les Néos, Espace Libre, Montréal, du 11 au 16 juin 2012

Christian Saint-Pierre

Résumé | Extrait

Les Néos, un collectif composé de Sylvestre Caron, Benoît Drouin-Germain, Catherine Lavoie, Mathieu Lepage, Mathieu Leroux, Gabrielle Néron et Antoine Touchette, se sont fait connaître en offrant dans plusieurs lieux de la métropole des soirées de courtes Pièces pour emporter. S’appuyant sur les principes dits néofuturistes de l’États-Unien Greg Allen, inventeur d'une méthode axée « sur la conscience et la créativité brute de l’artiste », les créations de la compagnie (Dans le salon avec la clef anglaise et L’abri) sont, dans une quête d’authenticité et d’honnêteté tout à fait noble, empreintes des confessions, témoignages et réflexions de ses membres. Précisons que c’est un seul des artistes du collectif, Mathieu Leroux, qui signe Scrap, la plus récente réalisation des Néos. Décrit avec justesse comme le « portrait accidenté d’une jeunesse qui vit à toute vitesse », le spectacle aborde la détresse des trentenaires d’aujourd’hui, leurs multiples angoisses. On ressent le désenchantement d’une génération, puis son irrépressible vivacité. S’il s’agit indéniablement du fruit de plusieurs introspections, que la démarche a quelque chose à voir avec l’autofiction, jamais la représentation ne sert de prétexte à un déversement égocentrique ou exhibitionniste. Au contraire, ces huit jeunes gens (Helen Simard a été invitée à se joindre au groupe) ont des inquiétudes et des espoirs, mais ils ne sont jamais déconnectés du monde dans lequel ils vivent et des lumières de ceux qui les ont précédés. La preuve, ils trouvent tout naturellement matière à réflexion chez Bataille, Nietzsche, Foucault et Wojnarowicz. La soirée, qui débute à l’extérieur, dans la rue Coupal, on ne sait d’ailleurs jamais trop pourquoi, se conclut entre les murs du théâtre. Trois voitures accidentées (comme les protagonistes en quelque sorte) constituent l’essentiel de la scénographie. La représentation cultive la fragmentation, la juxtaposition de tableaux, mais surtout la démesure, la force de frappe...

Auteur : Christian Saint-Pierre
Ouvrage recensé : Scrap, Les Néos, Espace Libre, Montréal, du 11 au 16 juin 2012
Revue : esse arts + opinions, Numéro 76, automne 2012, p. 83
URI : http://id.erudit.org/iderudit/67214ac

Tous droits réservés © Les éditions esse, 2012

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