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esse arts + opinions

Numéro 75, printemps-été 2012, p. 12-19

Objets animés / Living Things

Direction : Sylvette Babin (directrice)

Rédaction : Sylvette Babin (rédactrice en chef)

Éditeur : Les éditions esse

ISSN : 0831-859X (imprimé)  1929-3577 (numérique)

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Article

Le retour des objets-fétiches et quelques façons d’y parerSome Responses to the Return to Object Fetishism

Jean-Philippe Uzel

Translated from the French by

Ron Ross

Résumé | Extrait

Le retour des objets-fétiches et quelques façons d’y parer Jean-Philippe Uzel Cooke-Sasseville, Le petit gâteau d’or, 2010. photo : Étienne Boucher, permission de | courtesy of the artists & Art Mûr, Montréal Some Responses to the Return to Object Fetishism Le retour aux objets dans les pratiques actuelles semble être une des conséquences quasi naturelles du reflux de la vague de l’art relationnel. Une question reste cependant ouverte : les objets avaient-ils véritablement disparu dans les années 1990-2000 ou n’avons-nous pas plutôt refusé de les voir ? La dernière Triennale québécoise nous invite à faire preuve de nuance en la matière puisque cet événement faisait dialoguer des artistes émergents, qui insistent en effet sur les objets et les matériaux (Jacynthe Carrier, Mathieu Latulippe, Julie Favreau...), avec des artistes qui ont incarné au Québec la mouvance relationnelle, comme Massimo Guerrera, chez qui les objets et le savoir-faire sont pourtant tout aussi présents1. J’aimerais prendre ici l’exemple de quelques propositions récentes qui entretiennent de nombreuses affinités dans la façon dont elles posent la question des objets, et plus particulièrement la question du fétichisme de la marchandise, qui a connu un regain d’intérêt ces dernières années. En effet, le fétichisme de la marchandise constitue certainement l’aspect le plus spectaculaire du retour, réel ou supposé, des objets dans la dernière décennie et a culminé dans certaines propositions de l’art néopop qui ont été portées par le boom du marché de l’art en 2006-2008, lorsque les oeuvres à plus d’un million de dollars s’arrachaient en salle des ventes. Qu’il suffise d’évoquer quelques oeuvres emblématiques de cette époque : For the Love of God, le crâne serti de milliers de diamants que Damien Hirst a vendu en 2007 pour 100 millions de dollars ; l’exposition la même année de Takashi Murakami au MOCA de Los Angeles, qui présentait les sacs que l’artiste avait dessinés pour la marque de luxe...

Auteur : Jean-Philippe Uzel
Titre : Le retour des objets-fétiches et quelques façons d’y parer / Some Responses to the Return to Object Fetishism
Revue : esse arts + opinions, Numéro 75, printemps-été 2012, p. 12-19
URI : http://id.erudit.org/iderudit/66425ac

Tous droits réservés © Jean-Philippe Uzel, 2012

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