Érudit - Promouvoir et diffuser la recherche
FrançaisEnglishEspañol
 

Recherche détaillée

.

ETC

Numéro 96, juin-octobre 2012, p. 25-29

Du spirituel dans l’art

Direction : Isabelle Lelarge (directrice) et Céline Pereira (directrice adjointe)

Rédaction : Isabelle Lelarge (rédactrice en chef)

Éditeur : Revue d'art contemporain ETC

ISSN : 0835-7641 (imprimé)  1923-3205 (numérique)

etc1073425
< PrécédentSuivant >

Abonnement requis!

L’accès à cet article est réservé aux abonnés. Toutes les archives des revues diffusées sur Érudit sont en accès libre (barrière mobile de 2 ou 3 ans). Pour plus d’information, consulter la page Abonnements et politique d’accès.

Connexion (abonné individuel)

Article

Entre spirituel et politique, Nadia Myre balise son territoire

Chloë Charce

Résumé | Extrait

Entre spirituel et politique, Nadia Myre balise son territoire Détourner les tabous institutionnels du spirituel dans l’art actuel est un pari de taille. Qui plus est, associer spiritualité et pratiques artistiques autochtones sans sombrer dans le cliché et le discours complaisant, dans l’imaginaire et la représentation faussée, en est un plus grand encore. Ce n’est que lorsque nous cesserons de jouer aux cow-boys et aux Indiens qu’une nouvelle histoire pourra prendre place. Celle de la rencontre, du dialogue et de l’échange, portant un regard tourné vers l’avenir. Si la scène artistique autochtone nord-américaine connaît un élan de notoriété depuis plusieurs années, elle mérite sans aucun doute qu’on lui accorde une plus grande visibilité encore. La galerie Art Mûr, qui semble vouloir élargir son mandat et rejoindre la vocation des centres d’art, a contribué à cette reconnaissance avec deux expositions consécutives : Baliser le territoire / A Stake in the Ground. Manifestation d’art contemporain autochtone1, dirigée par Nadia Myre, suivie de Meditations on Black Lake2, solo de son plus récent travail. Les artistes présenté-es se donnent le pouvoir de se définir et de circonscrire leur identité dans un désir de partager avec nous leur propre récit. Baliser le territoire Comment exprimer la perte de sa langue sans jamais l’avoir parlée; la perte de la Terre de ses ancêtres sans jamais l’avoir foulée; la perte de son identité, donc, en évitant folklore et victimisation ? Dans un contexte colonial, les notions de langage et de territoire sont inéluctablement liées. Avec l’exposition Baliser le territoire / A Stake in the Ground, l’artiste-commissaire Nadia Myre choisit des créateurs qui cessent de « jouer à l’Indien3 » pour devenir de véritables « porteurs et transmetteurs de signifiants dans le monde de l’art contemporain4 ». Les 25 artistes sélectionnés nous entraînent dans des univers identitaires complexes issus du colonialisme et de métissages forcés. À...

Auteur : Chloë Charce
Titre : Entre spirituel et politique, Nadia Myre balise son territoire
Revue : ETC, Numéro 96, juin-octobre 2012, p. 25-29
URI : http://id.erudit.org/iderudit/67033ac

Tous droits réservés © Revue d'art contemporain ETC, 2012

À propos d'Érudit | Abonnements | RSS | Conditions d’utilisation | Pour nous joindre | Aide

Consortium Érudit ©  2014