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ETC

Numéro 96, juin-octobre 2012, p. 60-62

Du spirituel dans l’art

Direction : Isabelle Lelarge (directrice) et Céline Pereira (directrice adjointe)

Rédaction : Isabelle Lelarge (rédactrice en chef)

Éditeur : Revue d'art contemporain ETC

ISSN : 0835-7641 (imprimé)  1923-3205 (numérique)

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Compte rendu

La peinture d’histoire réactualiséeWanda Koop, No News, Galerie Division, Montréal, 18 novembre 2011 – 11 février 2012

Francine Paul

Résumé | Extrait

La peinture d’histoire réactualisée Wanda Koop, No News, Galerie Division, Montréal, 18 novembre 2011 – 11 février 2012 Wanda Koop est une figure majeure et prolifique de l’art canadien depuis plus de trente ans. Elle travaille toujours dans son spacieux atelier de Winnipeg et c’est là qu’ont été réalisées les peintures récentes de la série No News ainsi que quelques autres de la série précédente Green Zone, que la galerie Division exposait. Le titre descriptif No News énonce avec clarté la référence aux nouvelles médiatisées et, plus allusivement, aux événements de l’actualité. Tel un éditorial, il annonce que c’est à partir des images des écrans télévisuels que Wanda Koop représente et commente, cette fois-ci, les drames écologiques1 de notre ère postindustrielle. Ses compositions paysagistes peu convenues scénarisent avec aplomb couleurs fluorescentes et formes schématiques, qualités atmosphériques et optiques qui oscillent entre non-dit et représentation, entre abstraction et illusion. La position à partir de laquelle l’artiste s’engage avec fougue dans ce cycle est celle d’une spectatrice assidue des actualités et des bulletins météorologiques diffusés par les nombreuses chaînes de télévision. C’est toujours crayon à la main et de manière compulsive qu’elle fixe immédiatement ce qu’elle observe à traits rapides sur des post-it. Grâce à ce processus actif d’écoute télévisuelle, elle fige le flux rapide des « trente images/seconde » en des milliers d’annotations prises sur le motif qui lui permettent d’opérer ensuite une migration de la télévision à la peinture selon le mode bipolaire des affinités ou des oppositions et d’organiser sa propre mise en scène. Ainsi, l’écran plat s’apparente à la planéité de la toile, le signal se fait signe, l’immobilité remplace le mouvement, la matérialité des pigments supplante l’immatérialité électronique. Plus encore : un médium chaud relaie un médium froid, la fiction remplace la réalité, le point de vue devient celui...

Auteur : Francine Paul
Titre : La peinture d’histoire réactualisée
Ouvrage recensé : Wanda Koop, No News, Galerie Division, Montréal, 18 novembre 2011 – 11 février 2012
Revue : ETC, Numéro 96, juin-octobre 2012, p. 60-62
URI : http://id.erudit.org/iderudit/67042ac

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