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ETC

Numéro 96, juin-octobre 2012, p. 77-78

Du spirituel dans l’art

Direction : Isabelle Lelarge (directrice) et Céline Pereira (directrice adjointe)

Rédaction : Isabelle Lelarge (rédactrice en chef)

Éditeur : Revue d'art contemporain ETC

ISSN : 0835-7641 (imprimé)  1923-3205 (numérique)

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Article

Jennifer Fisher : une critique sensorielle

Karine Léonard Brouillet

Résumé | Extrait

Jennifer Fisher : une critique sensorielle Jennifer Fisher est critique, commissaire, conservatrice et professeure agrégée d’Histoire de l’art et de Muséologie au département des Arts visuels de l’Université York, à Toronto. Elle a rédigé de nombreux articles pour la revue Parachute. Ses recherches se concentrent principalement sur les pratiques d’exposition et les musées, les arts visuels contemporains, la performance et l’esthétique des sens non visuels (aesthetics of the non-visual senses), qui se rapporte à des oeuvres dont l’expérience sollicite d’autres sens que la vue. Ses écrits, qui concernent les scènes artistiques montréalaise et ontarienne, ont été rédigés en anglais pour la plupart et publiés dans des revues (Border/Lines, n-paradoxa, Parachute), des ouvrages collectifs (The Senses of Performance, Caught in the Act) et dans le livre qu’elle a récemment édité, Technologies of Intuition (2006). Critique et théorisation esthétique Au fil de ses textes, Fisher signale des tendances émergentes qui lui paraissent représentatives des directions prises par l’art contemporain. Graduellement, au rythme où cette production artistique apparaît, la théorisation esthétique de Fisher se construit. La distinction entre la critique et la recherche devient dès lors ténue : ces deux éléments de sa pratique professionnelle s’articulent dans un rapport dialectique où sa revue de l’art contemporain et sa réflexion à son sujet s’alimentent l’une l’autre. Au début des années 1990, ses critiques relatent une expérience sensorielle de l’art pour mieux en expliquer les modalités et les conditions. Par exemple, Fisher évoque les installations photographiques de John Baldessari qui présentent des portraits de travailleurs avec une juxtaposition de l’image de leur silhouette : pour voir les deux images à la fois, le spectateur doit adopter une position précise qui l’oblige à reculer jusque dans l’entrée plutôt que de demeurer à proximité des oeuvres (Fisher 1988 : 57-60). Ce...

Auteur : Karine Léonard Brouillet
Titre : Jennifer Fisher : une critique sensorielle
Revue : ETC, Numéro 96, juin-octobre 2012, p. 77-78
URI : http://id.erudit.org/iderudit/67047ac

Tous droits réservés © Revue d'art contemporain ETC, 2012

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