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ETC

Numéro 94, octobre-novembre-décembre 2011, janvier 2012, p. 64-66

Nudité

Direction : Isabelle Lelarge (directrice) et Céline Pereira (directrice adjointe)

Rédaction : Isabelle Lelarge (rédactrice en chef)

Éditeur : Revue d'art contemporain ETC

ISSN : 0835-7641 (imprimé)  1923-3205 (numérique)

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Compte rendu

Fred Laforge, Trichosoma, Galerie Plein sud, Longueuil. 8 mars – 9 avril 2011

Bernard Lamarche

Résumé | Extrait

Fred Laforge, Trichosoma. Fred Laforge, Trichosoma Fred Laforge, Trichosoma, Galerie Plein sud, Longueuil. 8 mars – 9 avril 2011 Depuis que sa production est visible dans divers lieux, au Québec comme ailleurs, Fred Laforge a fait la démonstration que son intérêt pour la représentation de corps atypiques ou pour la suggestion de comportements déviants n’est pas occasionnel. Sa précédente série s’attardait à la représentation, en dessin et en sculpture, de deux personnes atteintes du syndrome de Down (Trisomie 21). Dans ces oeuvres, Laforge confrontait le regard à des corps inhabituels, dont les formes sont rarement soumises aux rendus d’un dessin naturaliste ou encore à la fonction commémorative associée à la mise en buste d’un personnage. Ni hommage, ni tentative de réhabilitation, la démarche de Laforge paraissait surtout intéressée par la soumission de codes classiques de représentation à des formes et proportions inhabituelles de façon à établir, dans l’écart mis en évidence, une sorte de malaise qui relève de ce que ses modèles semblent en excès par rapport aux codes. Pour son exposition Trichosoma à la Galerie Plein sud1, Laforge se rapproche d’un sujet, la pilosité, plus précisément la chevelure, qui n’est pas exactement invisible dans l’actualité des centres d’artistes, galeries ou musées. En investissant ce motif dont le rôle dans la séduction n’est pas à démontrer, Fred Laforge n’est probablement pas sans savoir que sa production risque d’être comparée à celles d’autres artistes qui ont suscité l’attention récemment, particulièrement Stephen Shearer, Valérie Blass ou encore Cathy Daley. Les dessins et sculptures récentes de Laforge montrent des modèles féminins dont la chevelure est hypertrophiée. Pour ainsi dire, la chevelure habille entièrement le corps qui l’arbore et se présente tel un nouveau vêtement qui semble appesantir le corps, le courber, comme si l’artiste tentait notamment de donner une tournure supplémentaire à l’association souvent...

Auteur : Bernard Lamarche
Ouvrage recensé : Fred Laforge, Trichosoma, Galerie Plein sud, Longueuil. 8 mars – 9 avril 2011
Revue : ETC, Numéro 94, octobre-novembre-décembre 2011, janvier 2012, p. 64-66
URI : http://id.erudit.org/iderudit/65185ac

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