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Numéro 158, septembre 2012, p. 38

Visages du politique au cinéma

Direction : Philippe Gajan (directeur)

Rédaction : Marie-Claude Loiselle (rédactrice en chef)

Éditeur : 24/30 I/S

ISSN : 0707-9389 (imprimé)  1923-5097 (numérique)

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Compte rendu

L’attrait de la ruine d’André Habib, Belgique, Éditions Yellow Now, 2011, 96 pages

Serge Abiaad

Résumé | Extrait

cin-écrits Petit livre riche en références, L’attrait de la ruine d’André Habib est bien plus qu’un simple essai sur la ruine au cinéma. Si tel était le cas, l’auteur se serait contenté d’une cartographie anthologique allant des divers récits évoquant la naissance du Christ et des vestiges antiques des films Pathé et Lumière, aux dernières grandes productions ravivant l’heure de gloire des gladiateurs et des aventuriers archéologues. Cet essai propose plutôt de considérer parallèlement la ruine et le cinéma qui partagent des affinités tant au niveau de « l’inscription du temps », du montage de temporalités multiples que de la fragilité du matériau qui les compose. André Habib déterre ainsi d’autres dimensions « ruinistes » de la stratigraphie du cinéma, cet « art qui consiste en une destruction de ce qu’il conserve », devenant ainsi le garant d’une nouvelle forme de ruine contemporaine qui s’attache au temps et à la mémoire du septième art. L’attrait de la ruine est une traversée, une médiation du temps qui passe par « le silence résilient des pierres et la mémoire de leur résistance » ; nous voyageons dès lors à travers les signes du temps déposés par les strates géologiques des films de Roberto Rossellini, de Straub-Huillet, de Béla Tarr, de Wang Bing, de Jean-Luc Godard ou de Marguerite Duras, mais aussi par les « chiffonniers » et manipulateurs de la pellicule que sont Gustav Deutsch, Bill Morrison ou Peter Delpeut. L’attrait de la ruine est un livre dense dans son intertextualité, repêchant chez des écrivains (Dagerman ou Goethe), des essayistes (Scheffer ou Baudelaire), des philosophes (Diderot ou Didi-Huberman), théoriciens (Bergala ou Simmel), cinéastes (Pasolini ou Godard) une parole qui colore, soutient et sous-tend la thèse de son auteur : la ruine n’est pas un débris mais un prisme qui conforme les temporalités. Elle est à la fois la suture et la rupture d’une période à l’autre, d’une mémoire à une autre, configurées dans un même espace, telle...

Auteur : Serge Abiaad
Ouvrage recensé : L’attrait de la ruine d’André Habib, Belgique, Éditions Yellow Now, 2011, 96 pages
Revue : 24 images, Numéro 158, septembre 2012, p. 38
URI : http://id.erudit.org/iderudit/67643ac

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