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24 images

Numéro 159, octobre-novembre 2012, p. 37

Le film-essai ou l’oeil sauvage

Direction : Philippe Gajan (directeur)

Rédaction : Marie-Claude Loiselle (rédactrice en chef)

Éditeur : 24/30 I/S

ISSN : 0707-9389 (imprimé)  1923-5097 (numérique)

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Compte rendu

Museum Hours de Jem Cohen

Serge Abiaad

Résumé | Extrait

Museum Hours de Jem Cohen Portés par le regard aiguisé de Jem Cohen, les spectateurs et protagonistes de Museum Hours apprennent à apprécier l’art et le monde qui les entoure à travers des lentilles complémentaires dans un film à la fois cérébral, intime et communicatif. La rencontre fortuite entre une Montréalaise visitant sa cousine comateuse dans un hôpital viennois et un gardien du Kunsthistorisches Museum est mise à profit pour explorer la transcendance qui se cache derrière le banal. Cohen équilibre habilement récits et images, nous invitant à examiner les détails et à les faire correspondre tant sur une toile que dans la réalité. Janet et Johann sont à un stade intermédiaire de leur vie, sans qu’aucun arrière-plan biographique ne nous soit dévoilé ; ils sont ce qu’ils semblent être, nouant une amitié platonique au rythme de leurs déambulations. Leurs interactions agréables et spontanées permettent au cinéaste de se déplacer de la perspective distanciée propre à ses précédents films (notons comme exemple Instrument et Chain) à un rapport beaucoup plus personnel et exclusif avec ses personnages. Juxtaposant de gros plans d’objets anodins dans un tableau – comme une coquille d’oeuf cassée – et des photos de mégots ou de canette de bière, Cohen convie le spectateur à contempler la virtuosité d’un simple coup de pinceau. Il a un oeil merveilleux pour saisir le détail ; tant dans le domaine de l’art que dans le monde qui l’entoure. Ce cinéaste new-yorkais semble rejoindre la démarche d’un Raymond Depardon qui cherche avant tout à faire ressortir la substantialité du quotidien et de l’inexploré. À travers Janet et Johann, son regard d’étranger rejette le point de vue habituel qui dépeint Vienne comme une capitale aux rues désolantes et aux gens abîmés, nous guidant plutôt vers les quartiers et les ruelles habitées, découvrant toutes sortes de bizarreries au gré des rencontres hasardeuses ; la vie comme elle est vécue, loin du cinéma. – Serge...

Auteur : Serge Abiaad
Ouvrage recensé : Museum Hours de Jem Cohen
Revue : 24 images, Numéro 159, octobre-novembre 2012, p. 37
URI : http://id.erudit.org/iderudit/67819ac

Tous droits réservés © 24/30 I/S, 2012

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