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Jeu : revue de théâtre

Numéro 143 (2), 2012, p. 49-53

Planète marionnette

Sous la direction de Raymond Bertin

Direction : Christian Saint-Pierre (directeur)

Rédaction : Christian Saint-Pierre (rédacteur en chef)

Éditeur : Cahiers de théâtre Jeu inc.

ISSN : 0382-0335 (imprimé)  1923-2578 (numérique)

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Article

Toronto loves Québec

Martine Côté

Résumé | Extrait

enjeux Martine Côté La Ville Reine a une relation de longue date avec la dramaturgie québécoise. Les textes de Michel Tremblay y sont traduits et montés presque systématiquement ; il en est de même de l’oeuvre de Michel Marc Bouchard. Mais voilà que, depuis quelques années, d’autres plumes québécoises attirent l’oeil des directeurs artistiques torontois. C’est le Tarragon Theatre qui fait office de pionnier dans cette relation Toronto-Québec. Au début des années 70, son fondateur, Bill Glassco, et le traducteur John Van Burek s’éprennent du travail de Michel Tremblay et souhaitent le présenter aux Torontois. Ils traduisent les textes de Tremblay à mesure qu’ils paraissent. Dès sa deuxième année d’existence (1972), le Tarragon crée Forever Yours, Marie-Lou. En 1978-1979, la programmation du théâtre offre trois pièces de Tremblay sur les sept qui constituent sa saison. « Le théâtre de Michel Tremblay continue d’attirer un grand nombre de spectateurs chez nous », déclare Richard Rose, actuel directeur artistique de cette compagnie. The Real World ? (le Vrai Monde ?) était d’ailleurs présenté du 24 avril au 3 juin derniers au Tarragon Theatre. Pour sa première saison à titre de directeur artistique du Canadian Stage (2010-2011), Matthew Jocelyn a programmé trois textes québécois sur les huit productions théâtrales : la Liste de Jennifer Tremblay, le Projet Andersen de Robert Lepage et Sainte Carmen de la Main, pour laquelle il a même commandé une nouvelle traduction. Il déclare : Trente ans plus tard, Toronto est encore séduite par les textes de Tremblay, non pas tant par la langue ni le joual, mais par l’universalité et l’intemporalité des histoires que raconte le dramaturge québécois ». « Sainte Carmen… est encore très actuelle. Le désir d’appropriation d’un droit de parole d’un peuple par rapport à une force impérialiste ou colonisante d’une autre culture, ça résonne encore. D’ailleurs, la première de Sainte Carmen… à Toronto, c’était le dix-septième jour de la...

Auteur : Martine Côté
Titre : Toronto loves Québec
Revue : Jeu : revue de théâtre, Numéro 143 (2), 2012, p. 49-53
URI : http://id.erudit.org/iderudit/66831ac

Tous droits réservés © Cahiers de théâtre Jeu inc., 2012

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