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Jeu : revue de théâtre

Numéro 143 (2), 2012, p. 148-153

Planète marionnette

Sous la direction de Raymond Bertin

Direction : Christian Saint-Pierre (directeur)

Rédaction : Christian Saint-Pierre (rédacteur en chef)

Éditeur : Cahiers de théâtre Jeu inc.

ISSN : 0382-0335 (imprimé)  1923-2578 (numérique)

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Article

Danse au gré de l’angleL’automne 2011 en danse

Guylaine Massoutre

Résumé | Extrait

danse Guylaine Massoutre Il fut un temps où un passionné de danse pouvait tout suivre à Montréal. Dans une saison de danse, critiques et spectateurs ouvrent désormais l’éventail du possible. En voici quelques moments mémorables, des angles saillants où se recoupent les forces vives. Marie Chouinard, le Nombre d’or (Live) Création éblouissante pour quatorze interprètes, la pièce commence avant que le public n’entre : les danseurs s’échauffent entre les micros suspendus, six gros projecteurs et cinq écrans. De la scène, sur une longue passerelle jetée par-dessus les fauteuils, les interprètes circulent : une telle proximité avec le public est exceptionnelle. Sur les côtés de la scène, des jeunes assisteront à la représentation. Immersion dans la danse, telle est l’expérience du spectateur. Vers la fin de la pièce, Carole Prieur exécutera un spectaculaire solo à relents d’hystérie, bouche écumante et yeux révulsés, qui résume le mélange de rage, de clownerie et d’insolence par lequel cette danse exigeante se distingue sans faillir. Si le titre de l’oeuvre entretient un rapport assez lâche avec la danse, la chorégraphie s’accorde avec la création musicale de Louis Dufort : celle-ci est gérée par le rapport mathématique du nombre d’or, que Xénakis a introduit dans la composition dès 1950. Il proposait alors des oeuvres rituelles, où des personnages musicalement individualisés suivaient une mélodie abstraite, selon les règles d’une polyphonie ancienne. Il y privilégiait les rythmes et la densité dans l’effet sonore. Ici, Dufort a donné une recherche un peu monotone et qui manquait d’émotion. Toutefois, l’impression est contrebalancée par la danse, chargée d’images (les costumes dorés de Vandal) et de masques de bébés et d’hommes politiques (changés, en tournée, selon le pays) qui y sont greffés. Bouquet de beauté dans une lumière chaude, la combinaison de gestes et de rythmes fait une machine corporelle chouinardienne, qui avance avec aisance et fantaisie. Sans...

Auteur : Guylaine Massoutre
Titre : Danse au gré de l’angle : l’automne 2011 en danse
Revue : Jeu : revue de théâtre, Numéro 143 (2), 2012, p. 148-153
URI : http://id.erudit.org/iderudit/66846ac

Tous droits réservés © Cahiers de théâtre Jeu inc., 2012

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