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Liberté

Volume 53, numéro 4 (296), juin 2012, p. 43-46

Nous ?

Direction : Ivan Carel (directeur administratif)

Rédaction : Pierre Lefebvre (rédacteur en chef)

Éditeur : Collectif Liberté

ISSN : 0024-2020 (imprimé)  1923-0915 (numérique)

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Article

La démocratie des peuples

Michel Seymour

Résumé | Extrait

nous ? michel seymour La démocratie des peuples Il est maintenant devenu habituel de dire que la démocratie ne doit pas se réduire à un vote exprimé tous les quatre ans. En plus de la démocratie représentative, il faut une démocratie participative, dit-on. Mais la participation des citoyens ne doit pas se concrétiser n’importe comment. Elle devrait respecter certaines des règles de la démocratie délibérative. Elle doit en principe autoriser les référendums d’initiative populaire, comme en Suisse. Et tout cela ne doit pas nous faire oublier d’améliorer la démocratie représentative elle-même. On pourra exiger alors la mise en place d’un système partiellement proportionnel. On peut aussi imaginer des élections à deux tours et des élections à date fixe. Et si l’on adoptait une terminologie marxiste, il faudrait compléter ce tableau en distinguant la « démocratie formelle » de la « démocratie réelle », cette dernière recouvrant des aspects que nous associons désormais à la justice sociale. Aurait-on alors épuisé le sujet ? Non. Nous avons escamoté le peuple ; nous avons oublié la volonté populaire, le droit à l’autodétermination du peuple. Voilà un aspect essentiel de la démocratie qui ressort lorsqu’on se trouve dans un État multinational ou dans des organisations supranationales. S’il faut tenir compte des citoyens eux-mêmes lorsqu’il est question de démocratie au sein d’une société, il ne faut pas oublier de tenir compte des intérêts du peuple, surtout si ce dernier se trouve inscrit dans un État où cohabitent plusieurs peuples ou lorsqu’il se trouve rassemblé avec d’autres dans la grande famille des peuples. La question se pose toutefois d’emblée : la démocratie des peuples ne se réduit-elle pas à la démocratie au sein des peuples ? La volonté du peuple n’est-elle pas après tout la somme ou l’agrégat des volontés individuelles ? Eh bien non. Il ne faut pas confondre les intérêts d’un orchestre avec les intérêts des musiciens au sein de l’orchestre. Et si l’on...

Auteur : Michel Seymour
Titre : La démocratie des peuples
Revue : Liberté, Volume 53, numéro 4 (296), juin 2012, p. 43-46
URI : http://id.erudit.org/iderudit/66857ac

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