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Lurelu

Volume 35, numéro 2, automne 2012, p. 15-16

Direction : Daniel Sernine (directeur)

Rédaction : Manon Richer (rédactrice adjointe)

Éditeur : Association Lurelu

ISSN : 0705-6567 (imprimé)  1923-2330 (numérique)

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Article

Le livre est en crise... et les auteurs, eux?

Rhéa Dufresne

Résumé | Extrait

Le livre est en crise, et le sujet enflamme tous les acteurs du milieu. Le chiffre d’affaires des libraires s’amenuise d’une année à l’autre, et les éditeurs ont du mal à joindre les deux bouts. Sachant cela, on est en droit de se demander ce qu’il en est de leurs auteurs? Un petit tour d’horizon s’impose. La réalité Les droits d’auteur allant de pair avec les ventes, la majorité des auteurs interrogés1 remarquent déjà un changement. Certains subissent même une baisse de 50 % à 70 % de leur revenu habituel. Les normes en matière de redevances sont toujours les mêmes, soit 10 % du prix de vente pour les romans et 5 % pour les albums (l’autre 5 % allant à l’illustrateur). Toutefois, moins de ventes signifient moins de redevances. Ceux et celles pour qui la baisse ne s’est pas encore fait sentir, ou très peu, ont soit une grande présence dans le milieu scolaire, soit de nombreuses publications à leur actif. Bonne nouvelle, toutefois, l’intérêt des jeunes lecteurs n’est pas en cause dans la diminution des ventes; à preuve, la fréquentation et les prêts en bibliothèque se portent mieux que jamais. Comme si ce n’était pas suffisant, l’adoption de la loi fédérale C-11 (reprenant exactement le projet C-32), permettra une plus grande «flexibilité» dans l’utilisation du contenu des livres à des fins éducatives (concept un peu flou, il faut le dire) et aura pour effet de diminuer encore davantage les redevances des créateurs lorsqu’on photocopie une partie de leurs ouvrages (Copibec verse actuellement dix millions de dollars par année aux auteurs, pour les copies de romans et de magazines faites dans les écoles). Autre tuile qui s’abat sur la tête des auteurs : les changements survenus dans le programme Culture à l’école viennent aussi gruger les redevances versées aux auteurs. À l’origine, le programme prévoyait l’achat par l’école de trente-trois exemplaires de l’oeuvre de l’auteur reçu, ce qui augmentait ses revenus. Dans la version actuelle du programme, il s’agit...

Auteur : Rhéa Dufresne
Titre : Le livre est en crise... et les auteurs, eux?
Revue : Lurelu, Volume 35, numéro 2, automne 2012, p. 15-16
URI : http://id.erudit.org/iderudit/67290ac

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