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Lurelu

Volume 35, numéro 2, automne 2012, p. 21-22

Direction : Daniel Sernine (directeur)

Rédaction : Manon Richer (rédactrice adjointe)

Éditeur : Association Lurelu

ISSN : 0705-6567 (imprimé)  1923-2330 (numérique)

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Article

Les petites créatures de Fanny

Francine Sarrasin

Résumé | Extrait

Saluer le pouvoir de donner une forme concrète à quelque chose d’imaginaire est une bien faible façon de rendre hommage au travail éminemment créatif de Francine Bouchard, cette Fanny illustratrice qui nous a quittés récemment. Donner à voir ce qui n’existe pas vraiment et l’offrir tout simplement à l’enfant pour qu’il se l’approprie et le fasse vivre dans son propre univers. Ce passage ailleurs que dans le réel connu est un peu le chemin que l’artiste a pris en inventant son Zloukch à partir des histoires de Dominique Demers (Éd. Les 400 coups), en créant Pile et Poil pour le texte de Carole Tremblay (Éd. Dominique et compagnie). Pour l’illustratrice, c’est aussi son legs et sa continuité. Dessiner l’irréel Avec ses trois longues oreilles, son nez de bouffon bleu, ses petites moustaches, ses quatre doigts et autant d’orteils, son juste-au-corps (à moins qu’il s’agisse du pelage?) rayé, à pois et fortement coloré, quelle est donc cette créature? Ce Zloukch n’est pas qu’un personnage dessiné par l’illustratrice, il est aussi issu du geste persévérant et acharné de l’enfant de l’histoire. Une sorte de mise en abyme permet en effet de décupler l’action de dessiner, en faisant intervenir le petit Zachary, ce personnage lui-même dessiné qui, dans l’histoire, dessine! Or, dessiner son animal préféré revient à créer, inventer ou, mieux, donner vie. Cette double page correspond à quelque chose de joyeux, de calme et d’accompli. C’est la fin de l’aventure : le moment où apparait pour la première fois le «vrai» Zloukch. Il faut voir la parenté d’attitudes entre les deux compères qui ont le même petit sourire, la même démarche, les mêmes complications d’oreilles… Il faut voir aussi comment on nous les présente : ils sont pratiquement de la même taille, épanouis, de face, sur un terrain neutre, loin de l’école où l’on apprend des choses. Les regards sont explicites. Étrangement, l’enfant semble plus étonné que le Zloukch. Le choix chromatique est léger, joyeux....

Auteur : Francine Sarrasin
Titre : Les petites créatures de Fanny
Revue : Lurelu, Volume 35, numéro 2, automne 2012, p. 21-22
URI : http://id.erudit.org/iderudit/67293ac

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