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Lurelu

Volume 35, numéro 2, automne 2012, p. 91-92

Direction : Daniel Sernine (directeur)

Rédaction : Manon Richer (rédactrice adjointe)

Éditeur : Association Lurelu

ISSN : 0705-6567 (imprimé)  1923-2330 (numérique)

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Article

Rythme et vivacité avec Andrée Poulin

Danièle Courchesne

Résumé | Extrait

Le meilleur moment pour parler d’Andrée Poulin, c’est n’importe quand. Avec la rentrée, je vous propose une incursion dans son univers fait de rires, parfois jaunes, mais toujours avec une ouverture empreinte d’espoir. Voici le corpus proposé. Dans la collection «Mes premières histoires» aux Éditions Imagine, nous avons : Le meilleur endroit : le pire endroit, Le pire moment et Le meilleur moment, tous illustrés par Philippe Béha. Il y a aussi 100 bonshommes de neige, ill. Qin Leng, Éd. Dominique et compagnie; Une maman pour Kadhir, ill. Pascale Constantin, Éd. Imagine. Côté romans, tous publiés chez Québec Amérique, nous avons la série des «Babette» dans la collection «Bilbo» : Les mouffettes de Babette, Les marionnettes de Babette, Les cacahouettes de Babette, Les petites couettes de Babette, tous illustrés par Anne Villeneuve. Enfin, dans la même collection, nous avons Où sont passés les zippoppos?, illustré par Benoît Laverdière. Un rythme La langue d’Andrée Poulin se démarque par le rythme qu’elle insuffle à ses textes. Pour ce faire, elle utilise différents stratagèmes : rimes, énumérations, répétitions, assonances, dialogues courts et ponctuation. La série des «pires» et des «meilleurs» constitue une bonne introduction au style de l’auteure. La plupart de ses tableaux sont écrits en rimes et comportent une certaine répétition ou récurrence («Le meilleur endroit pour…, c’est…»); quant aux phrases, elles sont courtes et séparées par une virgule, ce qui implique une pause et crée un certain rythme, le temps d’une anticipation furtive. Tout ce qui y manque et qu’on retrouve dans ses autres textes, ce sont les dialogues courts mais efficaces qui, en entrecoupant la narration, a pour effet de la ponctuer. À travers des phrases courtes, un vocabulaire simple sans être simpliste, les images se forment au fil des pages. Les sujets Andrée Poulin met en scène la vie de tous les jours, dans ce qu’elle a parfois de plus extraordinaire. Par exemple, quand elle parle des pires moments, elle écrit : «le pire moment pour renverser son jus de raisin, c’est quand on vient de terminer son dessin», situation anodine, mais embêtante pour celui à qui ça arrive. Plus loin, elle en rajoute en disant que le «pire endroit pour faire pipi, c’est sur un nid de fourmis», ce qui est plutôt singulier dans notre quotidien! Les illustrations de Béha clarifient plus ou moins les affirmations de l’auteure. Dans les «Babette», l’auteure se penche sur les tracas quotidiens, mais y apporte chaque fois une touche surprenante en illustrant la créativité de sa jeune héroïne. Dans 100 bonshommes de neige…, nous sommes également dans un milieu connu, l’école, mais avec une enseignante enceinte. Certains avanceront que l’extraordinaire dans ce livre est de présenter une enseignante qui fait une fausse couche; d’autres affirmeront que c’est surtout la volonté et la détermination de la jeune Clémentine qui sont mises en relief, puisqu’elle console son institutrice en lui offrant cent bonshommes de neige. Cette histoire est une paraphrase du proverbe : À quelque chose malheur est bon. Ainsi, cette malheureuse fausse couche permet de montrer le pouvoir de guérison de l’empathie et de la solidarité. Où sont passés les zippopos? et Une maman pour Kadhir s’inscrivent dans cette veine, sauf que de l’extraordinaire surgit l’aspect foncièrement humain des divers personnages. Ces deux récits, inspirés de faits vécus, ont permis à l’auteure de broder une histoire touchante sur fond de vérité. L’amitié peut naitre malgré de grandes différences sociologiques, le plus pauvre peut aider le plus riche, deux malheurs qui s’additionnent peuvent engendrer un bonheur nouveau. Comme on le constate, l’optimisme est toujours au rendez-vous! Vivacité des personnages Dans ce corpus, les héros d’Andrée Poulin sont généralement tous des enfants ayant un petit côté candide, sauf pour les personnages d’Une maman pour Kadhir.

Auteur : Danièle Courchesne
Titre : Rythme et vivacité avec Andrée Poulin
Revue : Lurelu, Volume 35, numéro 2, automne 2012, p. 91-92
URI : http://id.erudit.org/iderudit/67310ac

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