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Lurelu

Volume 35, numéro 2, automne 2012, p. 101-102

Direction : Daniel Sernine (directeur)

Rédaction : Manon Richer (rédactrice adjointe)

Éditeur : Association Lurelu

ISSN : 0705-6567 (imprimé)  1923-2330 (numérique)

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Article

De la littérature jeunesse... pour philosopher

Rhéa Dufresne

Résumé | Extrait

En avril dernier avait lieu, à BAnQ, le colloque Autour de l’adulte de demain : développer l’enfant philosophe et critique par la littérature jeunesse dans la société du savoir. Cet intitulé exprime tout de suite le centre d’intérêt et l’intention de cette rencontre : faire la démonstration que la littérature de jeunesse peut servir de base au développement du sens critique chez l’enfant et, plus encore, à la formation du petit philosophe. Pour moi, la nouveauté du propos était réjouissante. Quand on aborde les «bienfaits» de la littérature chez les jeunes, il est invariablement question des apports pédagogiques et académiques de celle-ci. Voir la littérature sous un autre angle me semblait tout à coup très inspirant. En théorie... Le premier jour, la table a été mise par l’intarissable Christian Poslaniec qui a partagé non seulement sa vision de la lecture, mais également celle de son rôle en tant que philosophe. M. Poslaniec s’est d’abord appliqué à faire la distinction, très importante, entre lecteur et «liseur». Le premier désignant l’enfant qui sait lire, le second faisant référence à celui qui lit des livres. Distinction importante, car savoir lire ne signifie pas nécessairement prendre plaisir à lire. Sachant cela, il faut d’ores et déjà s’attarder à créer des liseurs, responsabilité qui incombe à l’entourage de l’enfant. Je ne m’attarderai pas sur la façon d’y parvenir, si ce n’est que pour répéter l’essentiel, c’est-à-dire mettre constamment les enfants en présence des livres. Une des prémisses les plus intéressantes de Poslaniec est que «seule la lecture de fiction permet de vivre d’autres vies que la sienne et de transformer le cerveau». Pourquoi lire transformerait-il le cerveau? Disons assez simplement que lire, c’est opérer un va-et-vient constant entre la fiction et la réalité et que de ce va-et-vient nait une modification des perceptions de l’enfant, ces dernières étant dès lors agrémentées de la compréhension, des connaissances et des émotions...

Auteur : Rhéa Dufresne
Titre : De la littérature jeunesse... pour philosopher
Revue : Lurelu, Volume 35, numéro 2, automne 2012, p. 101-102
URI : http://id.erudit.org/iderudit/67316ac

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