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Lurelu

Volume 35, numéro 1, printemps-été 2012, p. 93

Direction : Daniel Sernine (directeur)

Rédaction : Manon Richer (rédactrice adjointe)

Éditeur : Association Lurelu

ISSN : 0705-6567 (imprimé)  1923-2330 (numérique)

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Article

Trente bougies pour Livres dans la rue

Michèle Tremblay

Résumé | Extrait

Cet été, le programme Livres dans la rue célèbrera son trentième anniversaire! Trente années de «piqueniques» littéraires où enfants de 4 à 12 ans et animatrices se retrouvent dans les parcs de Montréal ou dans les cours de HLM, assis sur des couvertures, pour partager ensemble de livresques «victuailles». Car le climat recherché en est un de convivialité. L’objectif qui est visé d’abord et avant tout lors de ces rencontres ludiques, c’est de rejoindre les jeunes qui fréquentent peu les bibliothèques ou pas du tout. Pour ceux qui trouvent les livres intimidants et rebutants, les animateurs leur proposent une approche décontractée et amusante. Plutôt que d’évoquer l’échec et l’humiliation, la lecture rime alors avec plaisir et liberté. La philosophie de ce programme fondé en 1982 permet à l’enfant de fixer ses propres règles, qui concordent ainsi avec les dix droits du lecteur formulés par Daniel Pennac dans Comme un roman (Gallimard, 1992) : que l’enfant lise un album qui s’adresse à un public plus jeune que lui; qu’il se fasse raconter une histoire alors qu’il a déjà appris à lire; qu’il abandonne un document en plein milieu; qu’il ne fasse que regarder les images ou qu’il relise plusieurs fois la même page plutôt que de passer à la suivante, il le peut s’il le veut. En fait, tout cela fait partie de l’atmosphère que l’on souhaite instaurer. On reconnait à l’enfant le droit de ne pas aimer un livre; d’en adorer un autre qui, de prime abord, ne lui était pas destiné; d’inventer une histoire farfelue à partir des illustrations; de changer la fin (ou toute autre partie du récit) si elle ne lui plait pas... Bref, il ne s’agit plus tant de présenter la littérature comme un outil pour bien maitriser l’orthographe (qui a aussi son importance) que comme une porte pour entrer dans l’imaginaire. On stimule les appétits littéraires! Les animatrices et animateurs sont issus de formations diverses : théâtre, arts et lettres, éducation spécialisée, travail social,...

Auteur : Michèle Tremblay
Titre : Trente bougies pour Livres dans la rue
Revue : Lurelu, Volume 35, numéro 1, printemps-été 2012, p. 93
URI : http://id.erudit.org/iderudit/66420ac

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