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Lurelu

Volume 34, numéro 3, hiver 2012, p. 7-12

Direction : Daniel Sernine (directeur)

Rédaction : Manon Richer (rédactrice adjointe)

Éditeur : Association Lurelu

ISSN : 0705-6567 (imprimé)  1923-2330 (numérique)

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Article

Livre numérique : où en est-on, côté jeunesse?

Rhéa Dufresne

Résumé | Extrait

Depuis quelques années, que ce soit dans les divers salons du livre ou dans les médias, le livre numérique est sur toutes les lèvres. À l’heure actuelle, à tous les niveaux de la chaine du livre, les discussions et les projections vont bon train et chacun tente, tant bien que mal, d’intégrer cette réalité à celle déjà complexe du commerce de la littérature. Puisque cette réalité est là pour durer et qu’elle n’en est encore qu’à ses débuts, c’est le moment d’en faire le tour et de voir de quoi elle est faite. Un brin de vocabulaire Dès que j’ai ouvert la discussion avec les utilisateurs et les différents acteurs du milieu, qui ont très généreusement répondu à mes questions, j’ai constaté qu’une certaine confusion régnait quant aux termes utilisés. Pour clarifier les choses, voici ce dont il sera question. Qu’il s’agisse d’un roman adulte ou jeunesse, d’un album illustré, d’un essai ou d’un ouvrage de référence, pour parler de la version électronique d’un livre, on utilise généralement le terme «livre numérique». Certains journalistes emploient le terme «livrel» (créé sur le modèle de «courriel»). Toutefois, selon les occasions, il sert à désigner aussi bien l’oeuvre elle-même que l’appareil servant à en faire la lecture, ce qui contribue à embrouiller les esprits. En ce qui me concerne, je ne retiendrai pas ce terme, malgré son élégance, mais utiliserai plutôt «liseuse» pour désigner l’appareil permettant d’emmagasiner et de lire les livres numériques. De la même manière, le terme «e-book», cher aux Français, sème aussi la confusion car il désigne pour certains le contenant et pour d’autres le contenu. Pour être distribué, le livre numérique nécessite un «verrou numérique» (souvent appelé DMR pour Digital Rights Management), qui est un dispositif de protection ayant pour but de limiter le nombre de copies permises sur les différents appareils d’un même utilisateur et les copies illicites d’un utilisateur à un autre. Il est aussi souvent question des TBI (tableaux blancs interactifs), promis dans toutes les classes du Québec d’ici quelques années et déjà installés dans quelques-unes. Ces joujoux sont constitués d’un écran géant tactile branché à un ordinateur et à un projecteur sur lequel est projeté l’écran d’ordinateur. Dans les conversations que j’ai eues avec mes interlocuteurs, on pouvait également entendre le terme «librairie virtuelle», qui désigne les librairies sans succursale physique offrant un service complet de vente de livres en ligne. Certaines vendent uniquement des livres papier, d’autres uniquement des livres numériques et quelques-unes offrent les deux. Enfin, il y a aussi l’entrepôt numérique (l’agrégateur de l’ANEL), qui désigne le lieu virtuel où les éditeurs peuvent déposer leurs livres numériques afin qu’ils soient disponibles pour toutes les librairies désireuses de les vendre. Cette méthode évite aux éditeurs d’avoir à faire autant d’exemplaires et de dépôts de leurs livres qu’il y a de librairies pour les vendre. Ailleurs dans le monde et au Québec Ceux qui suivent l’évolution du numérique dans les médias sont en mesure de constater que les manchettes sont parfois alarmistes, les statistiques nombreuses, les sources diverses et les propos contradictoires. Toutefois, lorsque les informations sont bien colligées, quelques grands points donnent le pouls de la situation. D’emblée, une précision s’impose : impossible de trouver une statistique qui présente de manière claire la situation du livre jeunesse numérique par rapport à l’ensemble du marché du livre numérique. Toutefois, cette absence parle d’elle-même : on peut, sans se tromper, en déduire que la part de marché occupée par les publications jeunesse est infime. Dans le domaine du livre numérique, les grands leaders, tant du point de vue de la production que de celui de la consommation, sont les Étatsuniens. Depuis 2008, chez nos voisins du Sud, la part de marché occupée par le numérique (toutes catégories confondues) est passée de 0,6 % à 10 %.

Auteur : Rhéa Dufresne
Titre : Livre numérique : où en est-on, côté jeunesse?
Revue : Lurelu, Volume 34, numéro 3, hiver 2012, p. 7-12
URI : http://id.erudit.org/iderudit/65579ac

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