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Lurelu

Volume 34, numéro 3, hiver 2012, p. 98-99

Direction : Daniel Sernine (directeur)

Rédaction : Manon Richer (rédactrice adjointe)

Éditeur : Association Lurelu

ISSN : 0705-6567 (imprimé)  1923-2330 (numérique)

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Quatre jours dans la vie de Thomas

Karine Désy-Lalonde

Résumé | Extrait

Depuis trente-trois ans, Karine Désy-Lalonde formule toujours le même souhait lorsqu’elle souffle les bougies de son gâteau d’anniversaire : faire publier un de ses textes. Elle était abonnée à la bibliothèque municipale dès l’âge d’un an et les livres ont toujours fait partie de sa vie. Détentrice d’une maîtrise en études littéraires, elle est aussi maman de deux petits garçons qu’elle a bien sûr pris soin d’abonner à la bibliothèque. Avec la publication de ce texte, Karine devra reformuler son voeu le plus cher, mais il restera certainement du domaine littéraire. Thomas avait souvent sauté sur le petit matelas de son lit, même si ses parents le lui interdisaient. C’était très amusant et rigolo de rebondir, mais ce n’était jamais assez haut. Thomas voulait toucher le plafond. Il lui fallait donc un lit beaucoup plus grand et plus haut. Le lit de papa et maman serait parfait, mais il fallait y aller en cachette. Les risques d’être pris en flagrant délit étaient grands et la punition serait surement exemplaire, mais Thomas était certain que ça en vaudrait la peine. Couché pour la nuit, Thomas était sagement resté immobile pendant un long moment pour que ses parents le croient endormi. Puis il avait mis ses pantoufles les plus épaisses pour glisser sur le sol sans faire de bruit. Il pouvait entendre la télévision, dans le salon, et ses parents qui discutaient de toutes ces choses d’adultes plus ennuyantes les unes que les autres. Thomas, le souffle court, s’était glissé hors de sa chambre et, à pas de loup, il avait atteint celle de ses parents. Là, le lit le plus douillet de toute la maisonnée l’attendait. Après s’y être hissé un peu difficilement, car le lit était vraiment très haut, Thomas se leva et tapota le matelas de ses pieds pour en évaluer le moelleux. Parfait… Il inspira profondément, le coeur battant, sachant qu’il touchait presque au but, et il sauta de toutes ses forces. Il ne put atteindre le plafond du premier coup et il voulut rebondir encore plus...

Auteur : Karine Désy-Lalonde
Titre : Quatre jours dans la vie de Thomas
Revue : Lurelu, Volume 34, numéro 3, hiver 2012, p. 98-99
URI : http://id.erudit.org/iderudit/65601ac

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