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Moebius : écritures / littérature

Numéro 133, avril 2012, p. 63-65

Pour Leonard Cohen

Sous la direction de Kateri Lemmens et Charles Quimper

Direction : Lucie Bélanger (directrice), Nicole Décarie (directrice), Robert Giroux (directeur), Lysanne Langevin (directrice) et Raymond Martin (directeur)

Éditeur : Éditions Triptyque

ISSN : 0225-1582 (imprimé)  1920-9363 (numérique)

moebius1006620
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Article

Suite pour Leonard

Christiane Lahaie

Résumé | Extrait

Christiane Lahaie Suite pour Leonard Il n’y a pas de mal à taire le nom des absents C’est toi qui le dis Tu enfiles les mots tisses les songes Tu les noues tu te pends Tu as toutes les excuses Tu marches sur un tapis de brume Tu grimpes vers mes racines Tes yeux comme des perles de sang Au nord infléchi Des traces de pas liquides Où je me noie toujours Et tu sais tout À quoi rêvent les lucioles À quoi songent les épouvantails quand il pleut Et tu crois savoir Pourquoi nos doigts s’allument comme des feux de forêts Et pourtant Ton dos se courbe se cambre Ta hanche coule aquarelle pâle sous l’orage Et puis Le souffle court Nous nous cachons derrière le paysage nu Penchés au-dessus des gratte-ciel Du chant des sirènes Nous tenons bon des cratères plein les bras Quelque chose sonne le glas du ciment Mais rien ne vient Quand même Nous aimons l’opalescence de nos mains irradiées Nous notre misère à mourir First, we take Manhattan Then we take Berlin Nos vies saignent au centre des saisons Étrange que j’aie pu t’aimer Nos veines de cristal Nos tares de diamant Nous palpons l’atome sous la montagne Nous ligotons l’absence Nous semons l’ivraie de nos réalités virtuelles Tu signes avec du bleu de méthylène Un pacte à la fois La nuit naît à même tes silences Toi décentré du monde Il le fallait bien Percer la couche cornée de tes mensonges Tu es déjà forêt d’ambre de sève pétrifiée Mornes mirages de l’épiderme Tu couches avec le vent Sous l’oeil crevé des nuages Nous sommes restés des...

Auteur : Christiane Lahaie
Titre : Suite pour Leonard
Revue : Moebius : écritures / littérature, Numéro 133, avril 2012, p. 63-65
URI : http://id.erudit.org/iderudit/66263ac

Tous droits réservés © Éditions Triptyque, 2012

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