Érudit - Promouvoir et diffuser la recherche
FrançaisEnglishEspañol
 

Recherche détaillée

.

Moebius : écritures / littérature

Numéro 128, février 2011, p. 7-8

Arbres

Sous la direction de Bruno Lemieux

Direction : Nicole Décarie (directrice), Robert Giroux (directeur), Lucie Bélanger (directrice), Lysanne Langevin (directrice) et Raymond Martin (directeur)

Éditeur : Éditions Triptyque

ISSN : 0225-1582 (imprimé)  1920-9363 (numérique)

moebius1006620
 Suivant >

Abonnement requis!

L’accès à cet article est réservé aux abonnés. Toutes les archives des revues diffusées sur Érudit sont en accès libre (barrière mobile de 2 ou 3 ans). Pour plus d’information, consulter la page Abonnements et politique d’accès.

Connexion (abonné individuel)

 

Présentation

Bruno Lemieux

Résumé | Extrait

Présentation Et leurs feuillages sont des eaux vives Dans le ciel Saint-Denys Garneau On passe sous un arbre et, si l’on s’en accorde le temps, on en retrouve plusieurs au creux de soi-même : l’arbre qui cache la forêt ou le chicot calciné par le feu ravageur redessinant le paysage, l’un des saules que berce la brise dans les vers de Saint-Denys Garneau cités en exergue, cet orme magnifique qui déborde des toiles de Marc-Aurèle Fortin, ce chêne que Gilles Vigneault a planté dans une chanson, espérant en son geste et doutant à la fois d’y perdre sa peine. Tant d’autres arbres encore selon les âges, les lieux, les pays et les cultures. L’arbre stimule l’imaginaire des êtres humains qui, très tôt dans leur histoire, ont vu en lui un vecteur de com-munication entre le sol et le ciel, entre le tangible et le rêvé, entre l’ici-maintenant et l’au-delà. L’arbre naît d’une graine, s’enracine et pousse, grandit, croît, se déploie et – avant de mourir un jour – se dépense prodigue en fleurs, samares, baies, cônes, pommes et pollen afin de donner vie à son tour ; et les femmes et les hommes ont fait de l’arbre une métaphore de leur vie propre, de leur existence commune : arbre généalogique, arbre de la connaissance, arbre à palabres, arbre à sucre, arbre moteur. Du baobab à l’hévéa, du sapin de Noël à la mâture des bateaux, de la poutre maîtresse à la fibre du papier. Arbre debout dans les bois dormants de la mémoire. À l’heure sombre qui double l’arbre de son ombre, des échanges se font, naissent des récits de coeur tendre ligneux, des légendes de bois dur. Arbre enraciné depuis des millénaires dans la vie et l’imaginaire humains. Arbre fruitier, nourricier, scié, bois d’oeuvre. Arbre habité, bâtiment, colonnes de la nef, vaisseau lancé sur les mers, radeau de la Méduse. Puis un jour, à l’horizon se profile la terre, une île où accrocher son hamac entre deux troncs : l’endroit rêvé pour se lover et lire ce florilège. Merci donc à celles et à ceux qui ont si...

Auteur : Bruno Lemieux
Titre : Présentation
Revue : Moebius : écritures / littérature, Numéro 128, février 2011, p. 7-8
URI : http://id.erudit.org/iderudit/64582ac

Tous droits réservés © Éditions Triptyque, 2011

À propos d'Érudit | Abonnements | RSS | Conditions d’utilisation | Pour nous joindre | Aide

Consortium Érudit ©  2014