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Moebius : écritures / littérature

Numéro 130, septembre 2011, p. 127-130

Réinventer le 11 septembre

Sous la direction de Annie Dulong et Alice van der Klei

Direction : Lucie Bélanger (directrice), Nicole Décarie (directrice), Robert Giroux (directeur), Lysanne Langevin (directrice) et Raymond Martin (directeur)

Éditeur : Éditions Triptyque

ISSN : 0225-1582 (imprimé)  1920-9363 (numérique)

moebius1006620
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Bertrand Laverdure à Catherine Mavrikakis

Bertrand Laverdure

Résumé | Extrait

Lettre à un écrivain vivant Bertrand Laverdure à Catherine Mavrikakis Ému comme si une de tes phrases était venue me visiter Chère Catherine Mavrikakis, Je suis un corneur de pages. Quand je tiens un livre entre mes doigts, je deviens une espèce de juge des morceaux choisis, je m’immisce dans le texte et en retire, méticuleusement, des layettes sous forme de citations, phrases, paragraphes qui sont venus se fondre parfaitement avec mes attentes de lecteur. Pour être plus précis, ce sont moins des attentes que des épiphanies de lecture, à la limite du processus d’identification infantile que l’on expérimente au cinéma. Mais je m’exprime encore avec cette approximation qui en fatigue quelques-uns. Ce que j’aime par dessus tout, lorsque je corne des pages, c’est soutirer à un texte ami (car ce texte devient un ami intellectuel, un allié fictionnel, toujours prêt à revenir me visiter) des paroles d’une pénétrante lucidité ou des phrases fétiches, porteuses d’un sens frais, comme on dit « sang frais ». En somme, des idées qui ne se seraient pas encore coagulées, neuves, qui ne se seraient pas encore compromises au vent médiatique qui fait tout sécher. J’ai corné beaucoup de pages dans ton dernier livre. Je viens de terminer la lecture de ton e-carnet chez Héliotrope. Premier constat de type anecdotique : je suis tombé en amour. Je suis tombé en amour avec ta pensée. Il y a de ces pensées, juste assez charnelles, juste assez profondes, juste assez exceptionnelles qui mettent en branle ce brave processus de l’addiction. Je te lis depuis ton premier roman, Catherine (permets-moi ici le tutoiement éhonté), et je ne cesse de trouver dans les pages que tu nous offres des avenues qui comblent mon entendement. Ce que je cherche, en fin de compte, tout autant dans ma position de lecteur que dans celle de scribe, ce sont ces moments, comme tu l’expliques si bien dans ton livre, de « too good to be true ». Ces moments de grâce où surviennent une adéquation formidable,...

Auteur : Bertrand Laverdure
Titre : Bertrand Laverdure à Catherine Mavrikakis
Revue : Moebius : écritures / littérature, Numéro 130, septembre 2011, p. 127-130
URI : http://id.erudit.org/iderudit/64967ac

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