Érudit - Promouvoir et diffuser la recherche
FrançaisEnglishEspañol
 

Recherche détaillée

.

Moebius : écritures / littérature

Numéro 131, novembre 2011, p. 13-16

La volupté

Sous la direction de Danielle Dussault et Jean Pierre Girard

Direction : Lucie Bélanger (directrice), Robert Giroux (directeur), Lysanne Langevin (directrice), Nicole Décarie (directrice) et Raymond Martin (directeur)

Éditeur : Éditions Triptyque

ISSN : 0225-1582 (imprimé)  1920-9363 (numérique)

moebius1006620
< PrécédentSuivant >

Abonnement requis!

L’accès à cet article est réservé aux abonnés. Toutes les archives des revues diffusées sur Érudit sont en accès libre (barrière mobile de 2 ou 3 ans). Pour plus d’information, consulter la page Abonnements et politique d’accès.

Connexion (abonné individuel)

Article

Amie du silence

Diane Régimbald

Résumé | Extrait

Diane Régimbald Amie du silence Ce qui n’a pas de nom se livre à mon désir : j’explore avec mes sens comme à l’aide d’oiseaux hors du chêne les cieux tourmentés par les vents et dans le jour brisé des étangs mon sentir coule comme emporté sur le dos des poissons. Rilke, Le vent du retour pulpe en pleine chair des eaux et nos mains dans celle du silence aussi réunir les frissons du soleil du printemps crue des eaux en attente et la latence de nos langues éperdues à déverser encore un pan de la nuit se détache de ton visage yeux rougis d’avoir tenu les heures de la nuit sur écran bouche entrecroisée sur la rampe du fleuve si proche pores nus crayeux parfum de chair sur entrecuisses chauds puis voix de pain grillé mêlée au café amie du silence tisse les liens de peaux et de pensées quand je glisse sur caresse de l’eau ou je plane sur vent suave en suspension des heures jusqu’à porter le bruit entre courbes tu ne sais que l’éclat sublime enveloppé caché dans les duvets lorsqu’il y a dérobe mon corps se chasse jusqu’à l’écorce devient petit se rétracte aussi risqué qu’un pois rouge au sol qu’est-ce qui ralentit ? qui bouge autrement que le désir et que la pulsion tremblement des sens – rondeur des tumultes – chavirement dans le cristal du zénith – miroitement des corps enlacés – courbe du temps paysage qu’on caresse rive fourbue par l’écume au parfum de sel rive blanche tatouée du ciel agrandie par roulements de galets je m’étonne de l’abandon de nos corps sur l’escapade ensoleillée sens enivrés mes désirs frôlent l’amie de l’écoute des musiques subtiles survolent l’affection à la fois ouverture si j’avais à suivre le fleuve dans son courant je me ferais cloche souple sonnant les bouillons Oh, comme j’aime être là à savourer le temps hors des labeurs de folie mais avec sensation de folie d’une levée aurorale entre...

Auteur : Diane Régimbald
Titre : Amie du silence
Revue : Moebius : écritures / littérature, Numéro 131, novembre 2011, p. 13-16
URI : http://id.erudit.org/iderudit/65453ac

Tous droits réservés © Éditions Triptyque, 2011

À propos d'Érudit | Abonnements | RSS | Conditions d’utilisation | Pour nous joindre | Aide

Consortium Érudit ©  2014