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Moebius : écritures / littérature

Numéro 131, novembre 2011, p. 132-138

La volupté

Sous la direction de Danielle Dussault et Jean Pierre Girard

Direction : Lucie Bélanger (directrice), Robert Giroux (directeur), Lysanne Langevin (directrice), Nicole Décarie (directrice) et Raymond Martin (directeur)

Éditeur : Éditions Triptyque

ISSN : 0225-1582 (imprimé)  1920-9363 (numérique)

moebius1006620
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Compte rendu

Marie-Claire Blais, Mai au bal des prédateurs, roman, Boréal, 2010, 323 p.

Jacques Julien

Résumé | Extrait

Marie-Claire Blais Mai au bal des prédateurs, roman Boréal, 2010, 323 p. Mai au bal des prédateurs est le dernier (à ce jour) et cinquième tome d’un ensemble commencé avec Soifs, en 1995, poursuivi avec Dans la foudre et la lumière (2001), Augustino et le choeur de la destruction (2005) et Naissance de Rebecca à l’ère des tourments (2008). Cet ensemble avait été décrit comme devant être un « monumental triptyque, qui, quand il sera achevé, constituera un véritable microcosme, le portrait d’une île, d’un monde, de notre monde, où les ténèbres et la lumière se livrent une lutte à finir » (Dans la foudre et la lumière). Pas le moins du monde épuisée par ce marathon d’écriture, Marie-Claire Blais laissait entendre en entrevue qu’il y aurait encore matière pour neuf autres romans. « Grande fresque baroque », symphonie sur le chaos du monde, depuis ses tout débuts, l’oeuvre « a été saluée par la critique comme une entreprise majeure de la littérature québécoise contemporaine », « pour laquelle Marie-Claire Blais a remporté deux fois le Prix du Gouverneur général » (communiqué de Boréal). La singularité de cette oeuvre, qui se présente par ailleurs comme un projet d’écriture des plus classiques, lui vient de l’écriture, du style, si l’on veut. Dans le premier tome, Marie-Claire Blais a mis en place un art poétique auquel elle est par la suite demeurée rigoureusement fidèle. Or, dès les premières lignes de Soifs, on ressent que cet art poétique fut une ascèse pour l’écrivaine et que le lecteur devra s’y soumettre lui aussi. Dans cette écriture contrainte par un ordre du discours dur et strict, il faudra chercher où ça joue, où ça respire, pour que toute cette mécanique vive. Cet art poétique si apparent constitue la composante dure de l’oeuvre. J’en parlerai plus loin. Mais quelle serait alors la part plus conviviale de ce projet ? Un projet d’écriture a été énoncé dès le départ, et il est dans la plus pure tradition humaniste : il s’agit, par l’art mis au service du...

Auteur : Jacques Julien
Ouvrage recensé : Marie-Claire Blais, Mai au bal des prédateurs, roman, Boréal, 2010, 323 p.
Revue : Moebius : écritures / littérature, Numéro 131, novembre 2011, p. 132-138
URI : http://id.erudit.org/iderudit/65475ac

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