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Nuit blanche, magazine littéraire

Numéro 126, printemps 2012, p. 29

Direction : Suzanne Leclerc (directrice)

Rédaction : Alain Lessard (rédacteur en chef)

Éditeur : Nuit blanche, le magazine du livre

ISSN : 0823-2490 (imprimé)  1923-3191 (numérique)

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Article

Steve Jobs de Walter Isaacson

Yvon Poulin

Résumé | Extrait

Steve Jobs de Walter Isaacson Par Yvon Poulin* teve Jobs est le chef d’entreprise de notre époque qui aura le plus de chance de rester dans les mémoires d’ici un siècle. » C’est peut-être pour cette raison que Walter Isaacson, l’ancien PDG de CNN et directeur de la rédaction du magazine Time, a accepté la proposition que lui avait faite Jobs en 2004 d’écrire un livre sur sa vie en l’assurant qu’il n’exercerait aucun contrôle sur son contenu en même temps qu’il lui ouvrait les portes de son intimité. Pourquoi étaler sa vie sur la place publique lui qui était si jaloux de sa vie privée ? « Je veux que mes enfants sachent qui j’[étais] », répondra-t-il laconiquement à Walter Isaacson. S’il n’occulte pas l’homme privé dont il ne cache aucun travers, ce que retient Isaacson de Steve Jobs c’est d’abord le créateur d’Apple, le bidouilleur de génie, le chef d’entreprise qui impose sa vision et surtout, l’auteur du plus formidable retour de l’histoire de l’industrie américaine. Le biographe de Steve Jobs1 suit son ascension à la trace depuis ses bricolages dans le garage paternel de Palo Alto où, avec Steve Wozniak, il met au point son premier ordinateur, jusqu’à sa complète domination du marché du secteur technologique. « Steve Jobs n’était pas un inventeur au sens strict, mais un maître pour mêler idées, art et technologie. » Selon Isaacson, ce sont les trois axes qui permettent de décrypter sa personnalité. Ses règles de vie, il les a puisées dès son adolescence dans le bouddhisme zen et dans un trait particulier de sa personnalité, à savoir sa conviction profonde qu’il pouvait changer le monde autour de lui et qu’aucun obstacle ne pouvait s’interposer durablement entre ses désirs et leur réalisation. C’est le fameux « champ de distorsion de la réalité » dont parlent tous ceux qui l’ont côtoyé. Sur les plans formel et esthétique, il avait fait siens les principes prônés par le Bauhaus qu’il résumait ainsi : « […] la simplicité est la sophistication suprême ». Quant...

Auteur : Yvon Poulin
Ouvrage recensé : Steve Jobs de Walter Isaacson
Revue : Nuit blanche, magazine littéraire, Numéro 126, printemps 2012, p. 29
URI : http://id.erudit.org/iderudit/66288ac

Tous droits réservés © Nuit blanche, le magazine du livre, 2012

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