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Nuit blanche, le magazine du livre

Numéro 126, printemps 2012, p. 48-49

Direction : Suzanne Leclerc (directrice)

Rédaction : Alain Lessard (rédacteur en chef)

Éditeur : Nuit blanche, le magazine du livre

ISSN : 0823-2490 (imprimé)  1923-3191 (numérique)

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Article

L’âge séculier de Charles Taylor

Laurent Laplante

Résumé | Extrait

L’âge séculier de Charles Taylor 1. une humble, patiente et admirative fréquentation. Cinq siècles comparent valeurs et références, tandis qu’intervient une gamme de disciplines, de la philosophie à l’histoire, de la sociologie à la psychologie. Quant aux sources, elles appartiennent surtout aux cultures du Royaume-Uni, de la France et des États-Unis, mais la patristique, la tradition judaïque, la pensée allemande et les classiques romains et grecs y vont aussi de leur écot. Profit assuré pour qui consent l’effort. N0 126 . NUIT BLANCHE . T aylor a tôt fait d’encadrer son chantier : il entend comparer l’Occident latin de 1500 et celui qui confronte les vivants d’aujourd’hui. Il s’agit aussi, dès l’instant où il saute aux yeux que notre société a quitté un monde habité par la foi pour glisser vers un âge séculier, d’analyser les vecteurs de la mutation et d’entrevoir ce que les humains y ont gagné ou perdu. Cinq siècles plus tard, le monde est désenchanté. Le premier défi servi au lecteur sera d’apprivoiser le vocabulaire et les perspectives propres à Taylor. Non que le penseur appartienne à la secte des jargonneux patentés, mais parce qu’il déteste les malentendus et sait qu’il s’avance en terrain miné. Au départ, Taylor décrit ce qu’il dénomme un monde enchanté, réalité distincte de celle que Gabrielle Roy couvre de cette épithète : les humains de ce temps invoquent les saints, côtoient les esprits, saluent les fées, quêtent les miracles, s’ouvrent à mille influences venues d’en haut. Autant dire, conclut Taylor, que ces humains sont poreux et habitent un cosmos spirituel. Cinq siècles plus tard, le monde est désenchanté. La science a effectué des coupes à blanc dans les impondérables et les superstitions, l’ordre n’a que méfiance pour les fêtes, la raison préfère ne traiter qu’avec un univers logique et prévisible, l’horizontal importe plus que le ciel et ses mystères. « Nous sommes passés d’un monde où l’on concevait, sans que cela pose problème, que le...

Auteur : Laurent Laplante
Ouvrage recensé : L’âge séculier de Charles Taylor
Revue : Nuit blanche, le magazine du livre, Numéro 126, printemps 2012, p. 48-49
URI : http://id.erudit.org/iderudit/66291ac

Tous droits réservés © Nuit blanche, le magazine du livre, 2012

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