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Québec français

Numéro 166, été 2012, p. 19

Littérature et journalisme

Sous la direction de Maude Couture

Littératie médiatique et enseignement du français

Sous la direction de Réal Bergeron et Marie-Christine Beaudry

Direction : Aurélien Boivin (directeur)

Rédaction : Vincent C. Lambert (rédacteur en chef, littérature, langue et société), Réal Bergeron (rédacteur en chef, didactique) et Monique Noël-Gaudreault (rédactrice en chef, didactique)

Éditeur : Les Publications Québec français

ISSN : 0316-2052 (imprimé)  1923-5119 (numérique)

qf1076656
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Article

Le temps ne fait rien à l’affaire

Gilles Perron

Cégep Limoilou

Résumé | Extrait

Nos jeunes aiment le luxe, ont de mauvaises manières, se moquent de l’autorité et n’ont aucun respect pour l’âge. À notre époque, les enfants sont des tyrans. Les jeunes, vous venez de le lire, n’ont plus de respect pour les adultes. Ce sont des enfants gâtés qui « aiment le luxe », préférant payer leur cellulaire à défaut de leurs frais de scolarité. Ils n’ont aucun respect pour l’autorité, encore moins lorsqu’elle prend la forme d’une loi qu’ils se permettent de juger au lieu de se contenter de s’y conformer. Vraiment, on ne le dira jamais assez, les jeunes sont des enfants-rois, ce « sont des tyrans » qui se roulent par terre jusqu’à ce qu’ils obtiennent ce qu’ils réclament. Pour un Léo Bureau-Blouin qui appelle à la clémence du père, l’enjoignant d’écouter ses enfants en lui rappelant que l’amour est plus fort que la police, combien de Gabriel Nadeau-Dubois qui ont besoin de passer par le meurtre du père (symbolique, bien sûr, comme Freud l’a fantasmé en lisant Sophocle) pour devenir des hommes ? Rien n’est plus comme avant, à commencer par ces noms composés, qui témoignent que nous ne vivons plus dans un monde aussi simple qu’avant. Heureusement qu’il y a Martine Desjardins, dont la filiation avec les caisses populaires nous rassure sur la pérennité de nos traditions. Ils sont bruyants, ces jeunes étudiants, ils sont tenaces, mais surtout, ils sont en forme : si on pouvait mettre en file les kilomètres qu’ils ont marchés durant le printemps, on constaterait, comme le chantait Michel Rivard à propos de son « Passager de l’heure de pointe », bien avant l’invention du carré rouge, qu’ils seraient « sûrement º quelque part dans un pays lointain, loin aussi loin º que tous les rêves de [leur] enfance ». Il faut voir le bon côté en toute chose : nos éducateurs physiques auront au moins réussi à faire passer leur message. En cherchant bien, il y a peut-être encore du positif à ressortir de tout ce brouhaha : le carré a retrouvé ses lettres de noblesse chez les...

Auteur : Gilles Perron
Titre : Le temps ne fait rien à l’affaire
Revue : Québec français, Numéro 166, été 2012, p. 19
URI : http://id.erudit.org/iderudit/67256ac

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