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Québec français

Numéro 166, été 2012, p. 20-21

Littérature et journalisme

Sous la direction de Maude Couture

Littératie médiatique et enseignement du français

Sous la direction de Réal Bergeron et Marie-Christine Beaudry

Direction : Aurélien Boivin (directeur)

Rédaction : Vincent C. Lambert (rédacteur en chef, littérature, langue et société), Réal Bergeron (rédacteur en chef, didactique) et Monique Noël-Gaudreault (rédactrice en chef, didactique)

Éditeur : Les Publications Québec français

ISSN : 0316-2052 (imprimé)  1923-5119 (numérique)

qf1076656
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Littérature et journalismePrésentation

Maude Couture

Étudiante à la maîtrise en études littéraires, Université Laval

Résumé | Extrait

Littérature et journalisme William M. Harnett, Munich Still Life, 1882. La presse écrite ainsi que ses représentations fictionnelles ont longtemps été exclues du champ de la recherche littéraire, l’étude du journal étant quasi exclusivement réservée aux historiens. En tant qu’objet éphémère de consommation courante, l’imprimé périodique se voyait fortement opposé à une conception autonomiste de la littérature, une littérature de production restreinte, sacralisée et centrée sur le livre, support traditionnel du texte. Les dernières années de recherche en études littéraires ont toutefois contribué à remettre en question ce clivage entre champs médiatique et littéraire ainsi qu’à réaliser toute l’importance de faire dialoguer ces deux champs qui, au fond, sont intimement liés. Le présent dossier s’inscrit dans la continuité de ces travaux en s’intéressant aux rapports entre littérature et journalisme tant en France qu’au Québec, du XIXe siècle à nos jours. Maude Couture se penche tout d’abord sur l’écrivain-journaliste fictif présent dans les oeuvres romanesques françaises du XIXe siècle et sur la crise que subissent la littérature et le monde de l’édition au moment de la première grande révolution médiatique. Avec la professionnalisation du journalisme vers le tournant du XXe siècle, la frontière entre presse et littérature tend à se préciser et à devenir moins poreuse. D’une presse très littéraire et artisanale faite essentiellement par des hommes de lettres, on voit progressivement s’imposer un journalisme dit d’information qui s’est doté de ses propres codes et qui affirme peu à peu son autonomie face à la littérature. Ce changement de paradigme annonce le déclin de la figure jusque-là dominante de l’écrivain-journaliste et consacre le triomphe d’une nouvelle figure, celle du reporter. Dans son article, Véronique Juneau retrace les débuts du reportage de guerre en France. Le reporter, contrairement au journaliste du début du siècle, se présente comme un être...

Auteur : Maude Couture
Titre : Littérature et journalisme : présentation
Revue : Québec français, Numéro 166, été 2012, p. 20-21
URI : http://id.erudit.org/iderudit/67257ac

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