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Québec français

Numéro 166, été 2012, p. 38-39

Littérature et journalisme

Sous la direction de Maude Couture

Littératie médiatique et enseignement du français

Sous la direction de Réal Bergeron et Marie-Christine Beaudry

Direction : Aurélien Boivin (directeur)

Rédaction : Vincent C. Lambert (rédacteur en chef, littérature, langue et société), Réal Bergeron (rédacteur en chef, didactique) et Monique Noël-Gaudreault (rédactrice en chef, didactique)

Éditeur : Les Publications Québec français

ISSN : 0316-2052 (imprimé)  1923-5119 (numérique)

qf1076656
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Littératie médiatique et enseignement du françaisPrésentation

Réal Bergeron

Marie-Christine Beaudry

Résumé | Extrait

Littératie médiatique et enseignement du français Par Réal Bergeron et Marie-Christine Beaudry Tablettes numériques, sites de microblogage, textos, Twitter, films sur écran géant et sur les téléphones portables, production de vidéos facilement diffusés… Nous le constatons tous les jours : nous vivons, depuis plus d’une décennie, de grands – et de rapides – changements dans l’information. Les outils de création et de consommation de cette information croissent et se croisent, mais sont également accessibles à chacun, jeunes et moins jeunes. Les processus de vérification de la qualité de l’information, quant à eux, se redéfinissent face à cette offre toujours florissante1. Désormais, tous peuvent participer à l’évaluation de l’information, comme en témoigne notamment l’encyclopédie en ligne Wikipédia, où les lecteurs sont invités à évaluer puis à modifier ou compléter l’information en fournissant des sources. Suffit-il de naître dans cette époque du numérique pour en être un utilisateur conscient et efficace ? Pour que nos élèves natifs du numérique soient capables de lire l’information, de l’analyser et d’en produire, quelles compétences doivent-ils développer et maîtriser ? Quelles activités d’enseignement-apprentissage doivent être mises en place ? Les compétences développées en littératie dite « classique » sont-elles transférables à la littératie médiatique2 ? Voilà à quoi l’équipe didactique de la revue a tenté de répondre par ce numéro portant sur la littératie médiatique. Comment définir la littératie médiatique ? Selon l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), la littératie est « l’aptitude à comprendre et à utiliser l’information écrite dans la vie courante, à la maison, au travail et dans la collectivité en vue d’atteindre des buts personnels et d’étendre ses connaissances et ses capacités3 ». La littératie médiatique désigne alors l’aptitude à comprendre et à utiliser l’information diffusée par les technologies numériques. Cependant, selon Livingstone4, la littératie médiatique requiert plus qu’une compréhension et une utilisation ; elle désigne la compétence à accéder, à analyser, à évaluer et à créer un message pouvant prendre plusieurs formes, plusieurs modalités. Dans cette définition, la lecture et l’écriture, c’est-à-dire la production de contenu médiatique, sont étroitement liées et c’est cette articulation qui favorise le développement de la littératie médiatique. Le « lecteur médiatique » fait alors plus que convoquer sa compréhension du texte, il adopte également une posture critique à l’égard des textes lus et créés sur différents supports numériques, aussi nommés textes multimodaux (c’est-à-dire des textes supportés par différents modes de communication ou alliant, par exemple, image fixe ou animée et texte, musique et texte, texte et hypertexte, etc.). La littératie médiatique, domaine de recherche récent, mérite qu’on s’y attarde davantage dans les années à venir afin de mieux comprendre les outils par lesquels elle survient et se développe, mais aussi et surtout afin de développer de véritables lecteurs-auteurs à l’ère du numérique, certes capables d’en consommer, mais d’en consommer sciemment. Comme le souligne Jean-François Boutin dans son article, personne, de toute façon, ne peut faire fi des technologies numériques, encore moins l’école. En ce sens, de nombreux autres dossiers didactiques seront nécessaires pour épauler enseignants et chercheurs. Pour ouvrir le dossier, Monique Lebrun constate que les diverses facettes de la culture populaire en lien avec les pratiques culturelles des jeunes sont assez peu connues. La culture populaire contribue pourtant à définir l’identité culturelle et sociale de ces jeunes. L’école doit s’y intéresser afin de faire des élèves des consommateurs engagés et critiques. Le fait de conjuguer dans leurs apprentissages des valeurs et des normes de la culture officielle et d’autres de la culture populaire est susceptible de développer une littératie critique, un regard distancié sur leur propre culture. L’auteure propose quelques pistes prometteuses pour exploiter la culture populaire en classe de français.

Auteurs : Réal Bergeron et Marie-Christine Beaudry
Titre : Littératie médiatique et enseignement du français : présentation
Revue : Québec français, Numéro 166, été 2012, p. 38-39
URI : http://id.erudit.org/iderudit/67263ac

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