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Québec français

Numéro 166, été 2012, p. 70-71

Littérature et journalisme

Sous la direction de Maude Couture

Littératie médiatique et enseignement du français

Sous la direction de Réal Bergeron et Marie-Christine Beaudry

Direction : Aurélien Boivin (directeur)

Rédaction : Vincent C. Lambert (rédacteur en chef, littérature, langue et société), Réal Bergeron (rédacteur en chef, didactique) et Monique Noël-Gaudreault (rédactrice en chef, didactique)

Éditeur : Les Publications Québec français

ISSN : 0316-2052 (imprimé)  1923-5119 (numérique)

qf1076656
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Article

Les TIC en éducation : ni panacée, ni supercherie

Simon Collin

Professeur, Université du Québec à Montréal

collin.simon@uqam.ca

Thierry Karsenti

Professeur, Université de Montréal

thierry.karsenti@umontreal.ca

Résumé | Extrait

tic Depuis plusieurs décennies, les TIC exercent une certaine fascination et suscitent de grandes espérances en éducation, tout particulièrement pour l’enseignement et l’apprentissage des langues. En témoignent les discours exaltés sur une prétendue révolution éducative par les TIC ; révolution souvent annoncée, parfois proclamée, mais encore attendue. Les années 1980 et 1990 ont été particulièrement riches dans cette voie, allant jusqu’à prédire la fin de l’enseignement par l’humain, fantasme qui continue de séduire1. Pourtant, la révolution éducative promise par les TIC semble beaucoup plus nuancée sur le plan scientifique. En effet, aux résultats positifs de certains, plusieurs méta-analyses2 opposent régulièrement des résultats modérés ou peu concluants sur les TIC en éducation et soulignent les limites méthodologiques des recherches effectuées. En un sens, les TIC semblent avoir envahi le champ de l’éducation avant même qu’on puisse en apprécier l’efficacité exacte, risquant par là même de devenir un simple slogan de réforme éducative. TIC en éducation : revenir à l’essentiel Trop souvent, les discours sur les bienfaits des TIC en éducation ont tout d’un argument idéologique plutôt qu’empirique. Ce faisant, ils ont eu tendance à déformer la fonction première des TIC en éducation, en leur prêtant un mandat disproportionné, voire des attentes démesurées. Par réaction, d’autres auteurs s’y sont opposés avec un scepticisme excessif, en les dénonçant comme la dernière supercherie de l’éducation, oh combien chronophage de surcroît. Or, s’il est simpliste de penser que les TIC forment un vecteur inconditionnel d’amélioration de l’enseignement et de l’apprentissage, il est tout aussi réducteur, sinon plus, de supposer qu’elles n’ont pas leur place en éducation alors qu’elles sont si présentes partout ailleurs. Souhaitant dépasser les discours binaires des technophiles et technophobes3, nous nous attachons dans les lignes qui suivent à recentrer le discours sur...

Auteurs : Simon Collin et Thierry Karsenti
Titre : Les TIC en éducation : ni panacée, ni supercherie
Revue : Québec français, Numéro 166, été 2012, p. 70-71
URI : http://id.erudit.org/iderudit/67276ac

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