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Québec français

Numéro 166, été 2012, p. 75-77

Littérature et journalisme

Sous la direction de Maude Couture

Littératie médiatique et enseignement du français

Sous la direction de Réal Bergeron et Marie-Christine Beaudry

Direction : Aurélien Boivin (directeur)

Rédaction : Vincent C. Lambert (rédacteur en chef, littérature, langue et société), Réal Bergeron (rédacteur en chef, didactique) et Monique Noël-Gaudreault (rédactrice en chef, didactique)

Éditeur : Les Publications Québec français

ISSN : 0316-2052 (imprimé)  1923-5119 (numérique)

qf1076656
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Compte rendu

Multipistes

Denys Lelièvre

Résumé | Extrait

Multipistes Par Denys Lelièvre* La chanson d’expression francophone ne cesse de foisonner et d’offrir des formes variées, de la chanson traditionnelle au slam. Au Québec, les différentes générations de chanteurs partagent leurs passions et les plus jeunes respectent ceux qui les ont précédés. Les concours et les festivals se multiplient. De nouveaux auteurs fort prometteurs prennent la plume. Les nouvelles technologies rendent plus accessibles les processus d’écriture et d’enregistrement d’une oeuvre musicale. Plus que jamais la chanson apparaît comme un genre littéraire en pleine ébullition et représente un outil merveilleux à des fins pédagogiques. Ensorcelé à l’aube Hurlevent Hurlevent / Amérix, 2012 Plusieurs musiciens québécois renouent avec la chanson traditionnelle et conjuguent le genre au présent. Le groupe Hurlevent effectue cette démarche avec beaucoup de rigueur et une grande créativité en offrant un heureux équilibre entre des pièces qui appartiennent au patrimoine musical des Québécois et de nouvelles chansons inspirées de contes, de légendes, de croyances. Le livret accompagnant le CD donne des informations concernant l’origine des chansons. Hurlevent « traficote » à sa manière une chanson d’Alphonse Morneau dont le refrain est fort célèbre : « Je l’aurai dans la mémoire longtemps ». Olivier Picard-Borduas signe plusieurs des textes des chansons créées par le groupe. « La turlutte de la Lièvre » est une composition qui « relate les exploits surhumains de Jos Montferrand (1802-1864) » réagissant au mépris des Anglais à l’endroit des Canadiens-Français : « À force de mornifles, de claques et puis de tapes º L’eau de la Lièvre a viré écarlate ». « Le chas d’une aiguille » raconte l’histoire d’un « jeune homme pourchassé par des lumières malignes » : « D’un lien de sang revenant, hanté et entêté º Lumières du soir miroir, désespoir, º impossible à tromper º Comment chasser ces possédés que la lune maquille ? º En les faisant songer à passer par le chas d’une aiguille ». La force de cette écriture n’est pas sans rappeler les textes de Jacques Savoie à l’époque de Beausoleil-Broussard. Enfin, les chansons de Hurlevent alternent avec de courtes pièces instrumentales comme « La valse de l’île verte », composition de Maxime Gobeil, l’un des membres du groupe, inspirée des magnifiques panoramas que nous pouvons observer au large de Rivière-du-Loup. Garçonne Sophie Beaudet GSI Musique, 2012 En 2008, Sophie Beaudet participe au concours Ma Première Place des Arts et remporte le premier prix d’interprétation. Elle consacrera trois années à préparer un premier album. Lancé en février, Garçonne séduit par sa réalisation très soignée, par la finesse des arrangements et permet surtout déjà de compter la jeune femme parmi les voix les plus intéressantes de la jeune chanson québécoise. Elle n’a pas hésité à faire appel à des auteurs et / ou des compositeurs de grand talent : Daniel Beaumont (Tricot Machine), Pierre Flynn, Luc de Larochelière, Marie Nimier, François Vigneault. Les textes offrent une belle cohérence : le désir d’être en relation avec les autres tout en préservant son identité. Plusieurs chansons parlent de l’amour comme d’une expérience très engageante, mais qui ne doit en rien entraver l’autonomie de chacun (« Tu n’es pas à moi »). Se donner entièrement, mais avec la force aussi de se détacher sans heurts, de laisser aller et de conserver des souvenirs le meilleur : « Ce qu’il y a de plus doux º Ce qu’il y a de plus vrai º Le beau de l’imparfait » (« La soie et le velours »). Les coeurs fragiles souvent se reconnaissent : « Les mêmes heures, les mêmes peurs º Les mêmes larmes, les mêmes armes º Et le même désir du bonheur » (« On se ressemble »). Les chansons d’amour de Sophie Beaudet dégagent beaucoup de fraîcheur, de finesse, de sensualité : « J’ai imprimé le grain de beauté º De ton échine sur ma rétine º J’ai trop parlé, il s’est tatoué º Indélébile et mobile » (« À quoi tu penses ? »).

Auteur : Denys Lelièvre
Titre : Multipistes
Revue : Québec français, Numéro 166, été 2012, p. 75-77
URI : http://id.erudit.org/iderudit/67278ac

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