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Québec français

Numéro 166, été 2012, p. 92-93

Littérature et journalisme

Sous la direction de Maude Couture

Littératie médiatique et enseignement du français

Sous la direction de Réal Bergeron et Marie-Christine Beaudry

Direction : Aurélien Boivin (directeur)

Rédaction : Vincent C. Lambert (rédacteur en chef, littérature, langue et société), Réal Bergeron (rédacteur en chef, didactique) et Monique Noël-Gaudreault (rédactrice en chef, didactique)

Éditeur : Les Publications Québec français

ISSN : 0316-2052 (imprimé)  1923-5119 (numérique)

qf1076656
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Article

Comment Maryse Dubuc a écrit certains de ses livres

Propos recueillis par

Monique Noël-Gaudreault

Professeure, Département de didactique, Université de Montréal

Résumé | Extrait

Photo : Jocelyn Riendeau (courtoisie de Maryse Dubuc) entrevue Maryse Dubuc a recopié le journal pour apprendre à lire toute seule. Elle a réussi. La bibliothèque municipale était à quinze minutes en voiture de la ferme laitière où elle vivait. Enfant, elle lisait beaucoup et relisait les mêmes livres. Du Bon petit diable à la BD Un bon petit diable, de la Comtesse de Ségur constitue son premier coup de coeur en lecture (elle l’a relu une trentaine de fois). Dès 9 ans, elle dévorait Les oiseaux se cachent pour mourir, si bien que quand les livres de La courte échelle ont commencé à paraître, elle les a trouvés trop jeunes pour elle ! Ensuite, la future auteure a étudié en lettres au cégep et découvert avec enthousiasme Milan Kundera, Georges Perec et Boris Vian. Actuellement, elle lit la biographie de Steve Jobs, le fondateur du géant Apple. Pour elle, la biographie permet de vivre une vie qu’on n’a pas eue et qu’on n’aura pas l’occasion de vivre. Les bandes dessinées occupent aussi une grande partie de son temps, car il lui faut préparer sa chronique de tous les quinze jours à Radio-Canada (Estrie) sur la bande dessinée. L’objectif est de faire lire les « analphabètes » de la BD, qu’ils soient jeunes ou non. Écrire en collaboration Chaque livre, selon Maryse Dubuc, demande une façon différente de procéder. Elle aime improviser, ne pas savoir où elle s’en va. Cependant, plus elle écrit, et plus ses livres requièrent une organisation serrée. Il faut dire qu’elle travaille en collaboration avec l’homme de sa vie, lui aussi en création (c’est lui qui illustre la BD Les nombrils). Les idées fusent en grand nombre. L’une d’entre elles germe. S’ils en reparlent, c’est bon signe ! L’écran et le clavier de l’ordinateur sont alors fortement sollicités. Il s’agit d’un travail exigeant et d’une véritable immersion dans l’oeuvre à construire. Au moment de la révision, elle accorde une attention spéciale aux dialogues, qu’elle supprime, raccourcit, ou dont elle ôte les...

Auteur : Monique Noël-Gaudreault
Titre : Comment Maryse Dubuc a écrit certains de ses livres
Revue : Québec français, Numéro 166, été 2012, p. 92-93
URI : http://id.erudit.org/iderudit/67283ac

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