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Québec français

Numéro 167, automne 2012, p. 19

La science-fiction d’Isaac Asimov

Sous la direction de Claude Janelle

Enseignement et diversité culturelle

Sous la direction de Simon Collin et Maryse Lévesque

Direction : Isabelle L'Italien-Savard (directrice)

Rédaction : Vincent C. Lambert (rédacteur en chef, littérature, langue et société), Réal Bergeron (rédacteur en chef, didactique) et Martine Brunet (rédactrice en chef, didactique)

Éditeur : Les Publications Québec français

ISSN : 0316-2052 (imprimé)  1923-5119 (numérique)

qf1076656
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Suzanne Martel, femme de lettres

Suzanne Pouliot

Université de Sherbrooke

Monique Noël-Gaudreault

Université de Montréal

Résumé | Extrait

Suzanne Martel, femme de lettres Née le 8 octobre 1924, Suzanne Martel (née Chouinard) est décédée le 27 juillet, des suites d’une longue maladie, entourée de ses proches à Sainte-Adèle. Elle avait 87 ans. Originaire de la ville de Québec, Suzanne Martel a étudié au Collège des Ursulines avant de poursuivre des études de littérature et de langues à l’université de Toronto (1942-1943), à la suite de quoi elle a travaillé comme journaliste au journal Le Soleil, en 1943, pour perdre son poste deux ans plus tard. En 1970, elle retourne étudier en sciences sociales au Cégep Marie-Victorin. Dès la fin des années 1950, elle se consacre à la littérature. Épouse de Maurice Martel, avocat réputé, elle donne naissance à six garçons. Elle publie son premier roman, une oeuvre de science-fiction, Surréal 3000 (paru à l’origine sous le titre Quatre Montréalais en 3000 en 1962) pour lequel elle obtient le prix de l’Association canadienne des éditeurs de langue française. Ce roman sera réédité en 1989. Outre ses nombreuses publications destinées à des jeunes mais aussi à un public adulte, elle fonde, en 1971, Safari, un supplément hebdomadaire pour la jeunesse de Montréal-Matin. Elle y sera rédactrice en chef jusqu’en 1974, année où le journal sera vendu à La Presse. Également, elle dirige la collection « Galaxie » aux Éditions Héritage. Membre honoraire de l’organisme Communication-Jeunesse, membre de l’Association des Femmes journalistes et de la Canadian Authors Association, plusieurs prix littéraires lui ont été attribués pour son oeuvre, notamment le Prix David en 1968 pour Lis-moi la baleine ; en 1974, elle reçoit pour Jeanne, fille du Roy, le Prix Alvine-Bélisle et le prix de l’ACELF. La traduction anglaise de ce roman primé décrochera, en 1981, le prix Ruth Schwartz Award du Conseil des arts de l’Ontario et des Librairies du Canada. Elle obtient également le Prix de littérature jeunesse du Conseil des arts du Canada en 1982 pour Nos amis robots et le Prix du Gouverneur général du Canada en 1994 pour son roman Une belle journée pour mourir, paru aux éditions Fides. L’oeuvre de Suzanne Martel est non seulement prolifique, protéiforme et riche en référents historiques, mais aussi sa contribution au monde du livre, de la lecture et de la littérature pour la jeunesse québécoise a été déterminante. Suzanne Pouliot, Université de Sherbrooke Romancière pour la jeunesse En plein coeur de l’été, un entrefilet dans le journal Le Devoir annonçait la mort de l’écrivaine Suzanne Martel, à l’âge de 87 ans. Dès sa plus tendre enfance, cette ancienne journaliste, auteure de contes, nouvelles et romans, inventait déjà des histoires avec sa soeur, Monique Corriveau. Cette mère de six garçons est une des pionnières de la littérature jeunesse au Québec et ses livres, déjà classiques, sont enseignés dans les écoles. Dès sa parution, j’ai eu un coup de foudre littéraire pour le roman Jeanne, fille du Roy, à cause de son rythme narratif enlevant, de la force des valeurs positives véhiculées et du personnage de Jeanne (infatigable, généreuse et dotée d’une capacité d’adaptation à toute épreuve). En 1999, j’ai eu le privilège de rencontrer Suzanne Martel en entrevue, pour la revue Québec français. À l’époque, j’avais été frappée par sa pétillante personnalité, sa curiosité insatiable et sa grande modestie. « Comment ! me disait-elle, vous avez fait une thèse sur moi ! » Elle n’en revenait pas. Je l’imagine toujours entourée de ses chiens, qu’elle adorait, et de ses encyclopédies, dont elle n’aurait pu se passer. En recherchant une information précise pour un de ses romans, elle tombait sur une autre, et cela la faisait dévier de sa trajectoire initiale…, mais cette écriture effervescente la comblait. Dans chacun de mes cours de littérature jeunesse, je n’oublie jamais de parler de Suzanne Martel ni de lire des extraits de ses oeuvres à mes étudiants.

Auteurs : Suzanne Pouliot et Monique Noël-Gaudreault
Titre : Suzanne Martel, femme de lettres
Revue : Québec français, Numéro 167, automne 2012, p. 19
URI : http://id.erudit.org/iderudit/67700ac

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