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Québec français

Numéro 167, automne 2012, p. 51-52

La science-fiction d’Isaac Asimov

Sous la direction de Claude Janelle

Enseignement et diversité culturelle

Sous la direction de Simon Collin et Maryse Lévesque

Direction : Isabelle L'Italien-Savard (directrice)

Rédaction : Vincent C. Lambert (rédacteur en chef, littérature, langue et société), Réal Bergeron (rédacteur en chef, didactique) et Martine Brunet (rédactrice en chef, didactique)

Éditeur : Les Publications Québec français

ISSN : 0316-2052 (imprimé)  1923-5119 (numérique)

qf1076656
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Article

Remercier en contexte éducatif pluriel

Valérie Amireault

Professeure au Département de didactique des langues de l’Université du Québec à Montréal

amireault.valerie@uqam.ca

Shehnaz Bhanji-Pitman

Professeure en formation continue au programme UQÀM-MICC à l’Université du Québec à Montréal

bhanji-pitman.shehnaz@uqam.ca

Résumé | Extrait

La migration globale a des incidences profondes sur différents champs, en particulier en contexte éducatif où les apprenants proviennent de divers espaces culturels. Au Québec, où 125 communautés culturelles cohabitent1, la prise en compte de la diversité culturelle dans la classe constitue un défi pour les enseignants, notamment pour les enseignants de français langue seconde (FLS) oeuvrant dans un contexte éducatif pluriel. Comment ces enseignants pourraient-ils aider les apprenants à développer la compétence de communication interculturelle afin de faciliter leur intégration à la société d’accueil ? Cet article aborde la thématique de l’interculturel en présentant d’abord des éléments relatifs à l’intégration de la compétence de communication interculturelle en enseignement des langues. Nous proposons ensuite des modalités d’intervention afin de favoriser le développement de cette compétence en classe de FLS. Enfin, nous suggérons quelques pistes de réflexion pour les enseignants en quête d’outils facilitant l’intégration linguistique et culturelle des apprenants à la société québécoise. Remercier en contexte éducatif pluriel par Valérie Amireault* et Shehnaz Bhanji-Pitman** Compétence de communication interculturelle La compétence de communication interculturelle renvoie à la compétence à communiquer au moyen du langage et à interagir culturellement d’un apprenant qui possède, à des degrés divers, la maîtrise de plusieurs langues et l’expérience de plusieurs cultures2. Afin de tenir compte de la complexité humaine en contexte éducatif pluriculturel, il est nécessaire d’aborder les différents domaines du cadre de référence de la compétence de communication interculturelle en éducation aux langues de Lussier3 : les savoirs, les savoir-faire et les savoir-être. Les savoirs concernent les connaissances linguistiques et culturelles résultant d’un apprentissage en classe ou de l’expérience sociale « sur le terrain ». Les savoir-faire sont des comportements qui permettent de fonctionner de façon appropriée dans la langue et la culture cibles. Par exemple, adopter un comportement culturellement approprié en lien avec les salutations n’est pas toujours évident pour les apprenants de FLS : doit-on dire « Bonjour ! », donner une poignée de mains, embrasser la personne ? Doit-on d’emblée tutoyer ou vouvoyer notre interlocuteur ? Même avec la maîtrise des savoirs nécessaires, les apprenants sont souvent confus quant au savoir-faire à démontrer dans une situation spécifique. Le troisième domaine du cadre de référence, le savoir-être, concerne la sensibilisation des apprenants aux autres langues et cultures ainsi qu’à l’intégration d’attitudes d’ouverture à leur égard. Il s’agit, en contexte éducatif pluriculturel, de privilégier des démarches pédagogiques visant à favoriser l’ouverture des apprenants à leur société d’accueil. En enseignement, il est nécessaire de tenir compte de ces trois domaines afin que les apprenants soient mieux préparés à la rencontre avec la langue française et la culture québécoise. La section suivante présente quelques modalités pour faciliter le travail des enseignants en ce sens. Modalités d’intervention Une classe de langue en contexte pluriel est un lieu rempli d’effervescence, où les personnes issues de divers espaces culturels apprennent à comprendre la diversité des modes de pensée, des croyances et des comportements afin de pouvoir mieux cohabiter. Dans cet article, nous examinons plus spécifiquement l’acte de remercier, car l’expression des remerciements porte une teinte fortement culturelle en exprimant le comportement de politesse en vigueur dans une société. De plus, au Québec, cet acte linguistique et culturel est fréquent et très important, alors que les remerciements ne semblent pas universels et que leur expression varie selon les cultures4. Par exemple, il existe des différences notables concernant l’acte de remercier entre les espaces culturels occidentaux et asiatiques. Selon Xiaoming5, les remerciements en Chine ne s’expriment pas aussi souvent qu’en France. En contexte sinophone, le client ne remercie pas au terme d’une transaction commerciale, car il estime que les employés ne font que leur devoir. De leur côté, les employés considèrent qu’ils fournissent le service et jugent qu’ils n’ont pas à remercier les clients.

Auteurs : Valérie Amireault et Shehnaz Bhanji-Pitman
Titre : Remercier en contexte éducatif pluriel
Revue : Québec français, Numéro 167, automne 2012, p. 51-52
URI : http://id.erudit.org/iderudit/67711ac

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