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Québec français

Numéro 167, automne 2012, p. 63-64

La science-fiction d’Isaac Asimov

Sous la direction de Claude Janelle

Enseignement et diversité culturelle

Sous la direction de Simon Collin et Maryse Lévesque

Direction : Isabelle L'Italien-Savard (directrice)

Rédaction : Vincent C. Lambert (rédacteur en chef, littérature, langue et société), Réal Bergeron (rédacteur en chef, didactique) et Martine Brunet (rédactrice en chef, didactique)

Éditeur : Les Publications Québec français

ISSN : 0316-2052 (imprimé)  1923-5119 (numérique)

qf1076656
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Article

Élire, lire et relire : un guide pour la sélection et l’appréciation d’une oeuvre littéraire dans le cadre scolaire

Martin Lépine

Professeur de didactique du français, Département de pédagogie, Faculté d’éducation, Université de Sherbrooke

Martin.Lepine@USherbrooke.ca

Résumé | Extrait

Élire, lire et relire : un guide pour la sélection et l’appréciation d’une oeuvre littéraire dans le cadre scolaire par Martin Lépine* De son élection à sa relecture, une oeuvre littéraire emprunte différentes avenues avant d’être retenue (ou non) par un enseignant pour une exploitation didactique en contexte scolaire. Des enjeux tant passionnels que rationnels sont impliqués dans ce choix personnel déterminant pour développer autant l’appétence que la compétence à lire des élèves du secondaire. Dans cet article, nous présentons quelques enjeux et tensions auxquels sont confrontés les enseignants de français lorsque vient le temps de sélectionner des oeuvres littéraires pour leur classe. Nous faisons ressortir les champs d’intérêt des lecteurs adolescents, nous soulevons différentes sources de difficulté quant à l’appréciation littéraire et nous proposons, enfin, un guide de travail pour les enseignants désireux d’élire, lire et relire des oeuvres foisonnantes. Élire : enjeux, tensions et préférences Comme l’ont souligné avant nous les didacticiens belges Dufays, Gemenne, Ledur ainsi que Dumortier1, il convient de choisir dans le cadre scolaire d’abord des oeuvres que l’enseignant lui-même a appréciées, des oeuvres qu’il croit pouvoir intéresser les élèves, des oeuvres qui mèneront les jeunes lecteurs vers des chemins encore inexplorés pour nourrir leurs repères culturels. Dans l’entonnoir des enjeux à considérer avant de faire un choix définitif d’oeuvres à exploiter en classe, il s’agit donc de placer tout en haut les enjeux passionnels, affectifs, liés à la personne enseignante. Dans un second mouvement, l’enseignant tient compte d’enjeux plus rationnels liés aux élèves, aux « sujets » lecteurs, qui sont devant lui et aux différents contenus d’enseignement et d’apprentissage qu’il souhaite proposer aux apprenants à partir des oeuvres retenues. Lors du choix d’oeuvres en contexte scolaire, les enseignants se heurtent aussi à diverses tensions2. Doit-on favoriser la littérature classique ou contemporaine ? La littérature générale ou de jeunesse ? La littérature nationale ou étrangère ? La littérature francophone ou en traduction ? Les programmes de formation du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport pour l’enseignement secondaire laissent aux professionnels de l’enseignement une liberté de choix considérable en exigeant d’eux de faire découvrir au moins cinq oeuvres de qualité par année, de genres, d’univers et d’auteurs variés, des oeuvres contemporaines et issues du passé, provenant du Québec, de la francophonie et du patrimoine mondial, tant destinées aux jeunes qu’au grand public. Devant ces quelques balises, inutile de rappeler que les enseignants eux-mêmes doivent être de grands lecteurs pour naviguer dans la masse de productions littéraires annuelles et faire des choix éclairés en matière de littérature. Connaitre la culture première des élèves et leurs intérêts en lecture peut favoriser une sélection judicieuse d’oeuvres qui, tout en partant d’eux, les amènent ailleurs. Les travaux de l’équipe de Lebrun3 sur les préférences en lecture des adolescents québécois [publiés au début des années 2000] ont permis de faire ressortir quelques éléments qui peuvent aider les enseignants dans le choix des oeuvres à faire lire en contexte scolaire. Nous savons, par exemple, que les romans d’aventures, les bandes dessinées et les romans policiers sont les genres préférés des quelque 1 700 adolescents qui ont répondu au questionnaire d’enquête. Les personnages romantiques, originaux, courageux et drôles seraient les plus populaires chez les lecteurs adolescents. Ces lecteurs souhaiteraient lire sur des sujets qui les sortent de leur quotidien, qui décrivent des mondes de rêve et qui présentent des sentiments vécus qui les touchent, voire les font pleurer. Ayant en tête ces intérêts premiers, les enseignants peuvent anticiper, dès lors, quelques difficultés potentielles en fonction du choix d’oeuvres effectué. Lire : sources de plaisir et de difficulté Selon le dernier rapport de l’OCDE, le plaisir de lire semble en baisse dans différents pays.

Auteur : Martin Lépine
Titre : Élire, lire et relire : un guide pour la sélection et l’appréciation d’une oeuvre littéraire dans le cadre scolaire
Revue : Québec français, Numéro 167, automne 2012, p. 63-64
URI : http://id.erudit.org/iderudit/67717ac

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