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Québec français

Numéro 167, automne 2012, p. 92-93

La science-fiction d’Isaac Asimov

Sous la direction de Claude Janelle

Enseignement et diversité culturelle

Sous la direction de Simon Collin et Maryse Lévesque

Direction : Isabelle L'Italien-Savard (directrice)

Rédaction : Vincent C. Lambert (rédacteur en chef, littérature, langue et société), Réal Bergeron (rédacteur en chef, didactique) et Martine Brunet (rédactrice en chef, didactique)

Éditeur : Les Publications Québec français

ISSN : 0316-2052 (imprimé)  1923-5119 (numérique)

qf1076656
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Article

Comment Paule Brière a écrit certains de ses livres

Propos recueillis par

Monique Noël-Gaudreault

Professeure, Département de didactique, Université de Montréal

Résumé | Extrait

entrevue Comment Paule Brière a écrit certains de ses livres propos recueillis par monique noël-Gaudreault* Le magazine Pomme d’api est le plus ancien souvenir de lecture de Paule Brière. Abonnée dès sa création, alors qu’elle n’avait que cinq ans, voilà qu’aujourd’hui, presque 50 ans plus tard, c’est elle qui est rédactrice en chef de la version québécoise ! À part les divers magazines auxquels elle a longtemps été abonnée, elle a, bien sûr, lu les Martine, Caroline, Babette, puis les Sylvie hôtesse de l’air. La littérature québécoise est arrivée dans sa vie à l’adolescence, notamment avec L’amélanchier de Jacques Ferron et Kamouraska d’Anne Hébert. Elle les a dévorés, en plus d’une grande variété de romans étrangers : Le grand Meaulnes d’Alain-Fournier, Le meilleur des mondes d’Aldous Huxley, Les chemins de Katmandou de René Barjavel, La femme rompue de Simone de Beauvoir, Rebecca de Daphné Du Maurier, Vendredi ou les limbes du Pacifique d’Alain Tournier, Les mots pour le dire de Marie Cardinal, Franny et Zooey de J. D. Salinger, Zazie dans le métro de Raymond Queneau, les Claudine de Colette, les Arsène Lupin de Maurice Leblanc et combien d’autres témoignent de ses goûts éclectiques. Jeune adulte, parallèlement à ses études universitaires en sciences sociales, Paule Brière a découvert les littératures sud-américaines, avec Gabriel Garcia-Marquez, Julio Cortazar, Carlos Fuentes, Manuel Scorza, puis asiatiques avec Han Suyin, Lu Xun, et divers témoignages plus ou moins romancés sur la Chine communiste, précurseurs de Balzac et la petite tailleuse chinoise de Dai Sijie. Ensuite, elle a « plongé » dans les romans historiques, notamment avec les séries de Jeanne Bourin et de Régine Deforges, puis dans les romans préhistoriques (Rosny ainé, Jean Auel, J-L Dejean, Pierre Pelot, Elizabeth Marshall Thomas, Louis Mirman, Rosemary Sutcliff, etc.). Lorsqu’elle était chargée de cours en anthropologie de la condition féminine et des rapports de sexe, Paule Brière déstabilisait ses étudiants en leur donnant à lire Pourquoi j’ai mangé mon père de Roy Lewis, un délicieux petit roman qui synthétise la préhistoire humaine avec beaucoup d’humour. En bousculade ou au compte-gouttes N’étant pas auteure à temps plein, Paule Brière ne recherche pas d’idées d’écriture. Celles-ci lui viennent spontanément, parfois en bousculade, parfois au compte-gouttes. Le travail consiste surtout à en faire le tri pour choisir ce qui l’inspire vraiment et, par la suite, de trouver le temps d’écrire avant que cette « inspiration » ne s’évanouisse. Un premier jet assez rapide à la main lui permet de limiter les relectures et corrections dans lesquelles elle a tendance à se perdre, de son propre aveu. Après cela, il lui faut transcrire ce premier jet à l’ordinateur, et elle laisse alors libre cours aux révisions et réécritures successives, souvent entrecoupées de longs mois d’oubli. C’est ensuite le moment de traquer les longueurs et les risques de confusion, de repérer les répétitions et les tics d’écriture, comme les trop nombreux « mais », de retravailler les dialogues, en ajoutant ou en ajustant des accents, des tics de langage, des formulations humoristiques. Enfin, un jour, la voilà qui décide que ce texte est mûr, et il ne lui reste plus qu’à choisir à quel éditeur l’envoyer, en croisant les doigts ! Irniq et l’aurore boréale Irniq a été écrit à la suite de la mort de son père qui, bien qu’intellectuel et taciturne, lui avait transmis son grand amour de la nature. Comme le petit héros inuit, Paule était une enfant indépendante qui aimait partir seule à l’aventure. Mais c’est avec son père qu’elle a appris à cueillir des petits fruits, à identifier les arbres, à suivre les traces d’animaux et à apprécier l’hiver. Ces éléments et cet amour de la nature constituent le coeur de cet album, marquant le passage des saisons et des années.

Auteur : Monique Noël-Gaudreault
Titre : Comment Paule Brière a écrit certains de ses livres
Revue : Québec français, Numéro 167, automne 2012, p. 92-93
URI : http://id.erudit.org/iderudit/67727ac

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