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Québec français

Numéro 164, hiver 2012, p. 54-56

L’actualité du mythe

Sous la direction de Vincent C. Lambert

Comprendre des textes à l’oral et à l’écrit

Sous la direction de Christian Dumais et Réal Bergeron

Direction : Aurélien Boivin (directeur)

Rédaction : Isabelle L'Italien-Savard (rédactrice en chef, littérature, langue et société), Geneviève Ouellet (rédactrice en chef, littérature, langue et société), Réal Bergeron (rédacteur en chef, didactique) et Monique Noël-Gaudreault (rédactrice en chef, didactique)

Éditeur : Les Publications Québec français

ISSN : 0316-2052 (imprimé)  1923-5119 (numérique)

qf1076656
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Article

Pistes d’enseignement de la compréhension orale

Lizanne Lafontaine

Professeure agrégée en didactique du français à l’Université du Québec en Outaouais

Christian Dumais

Doctorant en éducation à l’Université du Québec en Outaouais

Chargé de cours à l’Université de Montréal et à l’Université du Québec à Montréal

Enseignant au secondaire en français langue première à la Commission scolaire de Montréal

Résumé | Extrait

Pistes d’enseignement de la compréhension orale Par Lizanne Lafontaine* et Christian Dumais** Pendant une formation portant sur la compréhension orale donnée à des enseignantes du primaire au Luxembourg, au printemps 2011, une participante a déclaré : « Je viens de réaliser que, depuis des années, mes élèves n’écoutent pas de films en classe, ils les regardent ! En fait, je ne savais pas comment les faire écouter. Mais maintenant, je sais ! Et ma pratique va changer ». Ces propos n’ont rien de surprenant : la compréhension orale est peu travaillée en classe et reste le parent pauvre de la didactique de l’oral. Le but de cet article est de démythifier la compréhension orale et de proposer des pistes d’enseignement concrètes, tant au primaire qu’au secondaire, afin de faire réellement écouter des documents sonores aux élèves1. Compréhension orale ou stratégies d’écoute ? La nuance entre ces deux éléments est capitale à saisir si on veut vraiment travailler l’écoute en classe. D’une part, les stratégies d’écoute – qu’on peut retrouver dans les programmes d’études et les manuels didactiques – sont des moyens ponctuels enseignés de manière explicite afin de répondre à une intention précise telle que prendre une posture d’écoute, interpréter le langage non verbal, valider un renseignement, etc. D’autre part, la compréhension orale est plus vaste. Elle se définit comme la mobilisation des stratégies d’écoute afin de réaliser un projet d’écoute, par exemple : écouter un conte afin d’interpréter le langage non verbal des personnages qu’on reproduira dans une saynète, écouter un poème afin d’identifier les métaphores, écouter un documentaire pour noter des informations afin d’écrire un texte explicatif sur le sujet, écouter une chanson pour comprendre le sens du message. En bref, la compréhension orale inclut les stratégies d’écoute à enseigner de manière explicite. La compréhension orale dans les programmes d’études québécois La compréhension orale, qui fait partie de la compétence Communiquer oralement selon des modalités variées, doit être enseignée au primaire et au secondaire d’après les documents ministériels. Cependant, le programme du primaire2 est peu explicite en ce qui concerne la façon de l’enseigner. Des types de textes (qui racontent, qui expliquent, etc.), des supports médiatiques auxquels il est possible de recourir (films, documentaires, etc.) et des expériences culturelles (rencontres avec des auteurs, etc.) sont proposés, mais on y donne peu d’indications sur la façon d’enseigner la compréhension orale. Quelques stratégies d’écoute sont également présentées sans être expliquées (voir tableau 1 pour des exemples). Pour ce qui est des programmes du 1er et du 2e cycle du secondaire, ceux-ci sont davantage explicites en ce qui a trait à la compréhension orale. On y propose des contextes spécifiques d’apprentissage, appelés « familles de situations », qui permettent de donner du sens aux apprentissages des élèves ; par exemple, S’informer en ayant recours à l’écoute au 1er cycle3 et Découvrir des oeuvres de création en ayant recours à l’écoute au 2e cycle4, ainsi que plusieurs textes oraux (bulletins de nouvelles, monologues, récital de poésie, etc.). À ces familles de situations sont associées des stratégies qui font appel à des notions, à des concepts et à des repères culturels définis dans les programmes. Les enseignants du secondaire sont mieux outillés que ceux du primaire en compréhension orale, mais les pistes d’enseignement restent quand même peu nombreuses. Pistes d’enseignement de la compréhension orale Enseigner efficacement la compréhension orale signifie respecter divers éléments tels que le paysage sonore, les types d’écoute, la grille d’écoute ainsi que les étapes du projet d’écoute. Le paysage sonore L’enseignant doit d’abord établir un paysage sonore pour mettre en place une écoute active chez les élèves, c’est-à-dire mettre en place des éléments favorisant une écoute active. Ce paysage sonore se décline en quatre étapes : 1 préciser l’intention d’écoute (j’écoute pour me divertir, pour m’informer, pour faire une entrevue, pour rédiger un texte, etc.

Auteurs : Lizanne Lafontaine et Christian Dumais
Titre : Pistes d’enseignement de la compréhension orale
Revue : Québec français, Numéro 164, hiver 2012, p. 54-56
URI : http://id.erudit.org/iderudit/65893ac

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