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Québec français

Numéro 164, hiver 2012, p. 69-70

L’actualité du mythe

Sous la direction de Vincent C. Lambert

Comprendre des textes à l’oral et à l’écrit

Sous la direction de Christian Dumais et Réal Bergeron

Direction : Aurélien Boivin (directeur)

Rédaction : Isabelle L'Italien-Savard (rédactrice en chef, littérature, langue et société), Geneviève Ouellet (rédactrice en chef, littérature, langue et société), Réal Bergeron (rédacteur en chef, didactique) et Monique Noël-Gaudreault (rédactrice en chef, didactique)

Éditeur : Les Publications Québec français

ISSN : 0316-2052 (imprimé)  1923-5119 (numérique)

qf1076656
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Article

Questions sous la loupe

Julie Ayotte

Enseignante de français, école Saint-Martin, Commission scolaire de Laval

Geneviève East

Enseignante de français, école Saint-Martin, Commission scolaire de Laval

Résumé | Extrait

Questions sous la loupe par Julie Ayotte et Geneviève East* À l’heure où l’on demande aux élèves de développer des réponses pour évaluer leur compréhension en lecture, leur enseigne-t-on réellement comment faire ? Cet article tente de placer le « comment répondre » sur une table d’analyse en traitant des différents types de questions, de la rédaction proprement dite, de l’importance de la grammaire et, finalement, de la correction par l’enseignant. Des exemples illustreront les propos afin de demeurer dans le concret des pratiques au 1er cycle du secondaire. Le but ultime de la lecture est la compréhension. Un enfant qui ne s’en tient qu’au décodage des mots, mais qui ne comprend pas ce qu’il lit, ne sait pas vraiment lire. L’élève qui éprouve des difficultés en compréhension de lecture ne peut pas répondre aux questions qui l’obligent à raisonner, à déduire et à construire à partir de ses propres connaissances. Malgré une préoccupation relativement récente et nécessaire concernant l’enseignement explicite des stratégies de lecture, il reste de nombreux pas à faire pour développer l’enseignement du « comment répondre ». Dans les dernières années, on a vu les stratégies de lecture prendre une place de choix en classe de français. On s’est attardé à les définir, à les faire appliquer et à les réinvestir au cours de tâches plus complexes. On a souligné l’importance que l’élève comprenne les textes sur lesquels il allait être questionné, mais il est aussi devenu nécessaire de faire réfléchir l’élève sur le type de questions posées, ce qui est souvent oublié. Ultimement, rappelons-nous que l’élève doit être capable de transposer à l’écrit le fruit de sa compréhension, ce qui est en soi la tâche la plus complexe du processus. La question au peigne fin Avant de demander à l’élève de rédiger une réponse, il est fortement conseillé de lui apprendre à décortiquer la question, car elle peut fournir plusieurs renseignements importants sur l’action à poser, sur l’endroit où la réponse se trouve, sur la façon de répondre et même sur la longueur à prévoir. Certains énoncés contiennent à la fois des informations, des consignes et des questions. Prenons un exemple pour illustrer la nécessité de décomposer la question : « Cite un passage du texte qui démontre que Pierre est courageux ». Il faut d’abord identifier la commande, souvent liée à un verbe. Le sens des verbes fréquemment utilisés dans les questions doit faire l’objet d’un enseignement explicite. Si l’élève ignore le sens du mot, il sera difficile pour lui de fournir une réponse satisfaisante. Une fois que ce mot est repéré et compris, il renseigne sur l’endroit où puiser la réponse. Dans le cas présent, citer nécessite de recopier un extrait du texte. De ce fait, la réponse risque d’être relativement courte. Au contraire, si on demande à l’élève de faire une critique d’un roman, il saura qu’il ne pourra répondre en quelques mots. De plus, il devra faire reposer sa réponse sur des éléments du texte et sur ses impressions personnelles pour livrer son appréciation. L’analyse de la commande liée au verbe indiquera nécessairement à l’élève s’il doit chercher la réponse dans le texte (par exemple, faire du repérage), dans sa tête (par exemple, livrer une opinion personnelle) ou dans les deux (par exemple, faire de l’inférence). Quoi écrire ? Bien souvent, l’élève a tendance à se rendre à l’essentiel de sa réponse sans laisser de marque d’introduction. Il va de soi que certaines questions laissent peu de place à l’élaboration de la pensée. Par contre, lorsque se présentent des questions à développement, l’apprenant devrait comprendre que ses idées doivent être structurées et que sa réponse est alors une production écrite à petite échelle. À ce point, l’enseignant aurait tout intérêt à intégrer l’enseignement de la rédaction écrite à l’enseignement de la compréhension en lecture.

Auteurs : Julie Ayotte et Geneviève East
Titre : Questions sous la loupe
Revue : Québec français, Numéro 164, hiver 2012, p. 69-70
URI : http://id.erudit.org/iderudit/65899ac

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