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Québec français

Numéro 165, printemps 2012, p. 77-79

Imaginer l’Apocalypse

Sous la direction de Aurélien Boivin et Vincent C. Lambert

Les productions orales et écrites

Sous la direction de Nancy Allen et Raphaël Riente

Direction : Aurélien Boivin (directeur)

Rédaction : Isabelle L'Italien-Savard (rédactrice en chef, littérature, langue et société), Vincent C. Lambert (rédacteur en chef, littérature, langue et société), Réal Bergeron (rédacteur en chef, didactique) et Monique Noël-Gaudreault (rédactrice en chef, didactique)

Éditeur : Les Publications Québec français

ISSN : 0316-2052 (imprimé)  1923-5119 (numérique)

qf1076656
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Article

L’envers du monde : petites fins en finesse

Steve Laflamme

Professeur de littérature, Cégep de Sainte-Foy

Résumé | Extrait

It’s the end of the world as we know it. REM L’envers du monde : petites fins en finesse Par Steve Laflamme* Si l’on en croit les Mayas, l’année en cours pourrait bien s’avérer la dernière de l’humanité. Or, il serait erroné de croire que la fin du monde n’intéresse l’univers fictionnel que depuis tout récemment. La science-fiction explore depuis longtemps – tant au cinéma qu’en littérature – l’imaginaire de la fin du monde. Le fantastique aussi, à sa manière. Une autre figure du trouble social À sa manière, dirait-on, parce qu’une des caractéristiques méconnues du fantastique consiste en ce que le phénomène qui altère la réalité ne perturbe qu’un personnage ou qu’un groupe négligeable de personnages. Voilà d’ailleurs un aspect qui permet de distinguer le fantastique d’un sous-genre de la science-fiction qu’on nomme fiction spéculative. Prenons, pour expliquer cette dernière catégorie, un exemple connu : le roman L’aveuglement (1995) de l’écrivain portugais José Saramago, aussi porté à l’écran par Fernando Meirelles en 2008 et mettant en scène notamment Julianne Moore. Tous les hommes et les femmes d’une même ville perdent la vue, sont affligés de « cécité blanche », subitement. Tous, sauf l’épouse du médecin, qui feint d’avoir aussi perdu la vue afin de rester auprès de son mari et des autres victimes, qui sont mis en quarantaine. Ce récit correspond bien à la fiction spéculative, celle-ci mettant en scène un phénomène troublant, qui relève souvent du surnaturel (c’est le cas dans ce roman de Saramago) et qui affecte un certain nombre de témoins du phénomène. Imaginons que L’aveuglement raconte la même histoire mais du simple point de vue de la seule personne dotée de la vue, dans cette ville ; supposons encore que tous, autour d’elle (même son mari), se montrent plutôt à l’aise avec le phénomène. On nagerait alors pleinement dans les eaux du fantastique. Tout est donc question de quantité, ici : si le phénomène affecte un seul personnage ou un petit...

Auteur : Steve Laflamme
Titre : L’envers du monde : petites fins en finesse
Revue : Québec français, Numéro 165, printemps 2012, p. 77-79
URI : http://id.erudit.org/iderudit/66470ac

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