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Québec français

Numéro 165, printemps 2012, p. 92-94

Imaginer l’Apocalypse

Sous la direction de Aurélien Boivin et Vincent C. Lambert

Les productions orales et écrites

Sous la direction de Nancy Allen et Raphaël Riente

Direction : Aurélien Boivin (directeur)

Rédaction : Isabelle L'Italien-Savard (rédactrice en chef, littérature, langue et société), Vincent C. Lambert (rédacteur en chef, littérature, langue et société), Réal Bergeron (rédacteur en chef, didactique) et Monique Noël-Gaudreault (rédactrice en chef, didactique)

Éditeur : Les Publications Québec français

ISSN : 0316-2052 (imprimé)  1923-5119 (numérique)

qf1076656
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Compte rendu

Promenades, courses et fuites

Isabelle L’Italien-Savard

Professeure de littérature, Cégep Limoilou

Résumé | Extrait

Littérature jeunesse Promenades, courses et fuites par Isabelle L’Italien-savard* Préscolaire Douceurs mélodiques Deux nouveaux albums, écrits et illustrés par leurs auteures, promettent aux tout-petits des moments réconfortants, avec des illustrations aussi duveteuses que des peluches. D’abord La ronde des mois, conçu par la jeune et prometteuse illustratrice Émilie Leduc, revisite le thème consacré du passage des saisons, en attribuant à chacun des mois une comptine simple et mélodieuse et une image soyeuse et sensuelle, qui s’harmonise avec cet univers de douceur. C’est une ode gourmande aux petits plaisirs qu’apporte chaque moment de l’année, scandée dans une formule toute simple : « J’aime le mois d’avril et ses sucreries » ou « J’aime le mois d’août et le sable chaud. » Le chariot rouge de Renata Liwska, Polonaise d’origine installée à Calgary, invite à une promenade transformée en voyage épique par l’imagination des personnages. La mignonne renarde Lucie se rend au marché avec son chariot rouge et tous ses amis pour rendre service à sa mère, qui a besoin de légumes. En chemin, le voyage de Lucie est magnifié par tous les obstacles qu’elle rencontre, ce qui donne des illustrations colorées, pleines de fantaisie. Le texte, peu bavard, laisse toute la place à ces images magnifiques, enveloppées de douceur. Les enfants un peu plus vieux saisiront l’ironie amusante de l’album Ma fanfare de compagnie, écrit et illustré par Loïc Méhée, qui conclut sa trilogie sur l’amitié après Mon petit enfant de compagnie et Mon loup-garou de compagnie. Cette fois, la compagnie est plutôt encombrante, puisqu’il s’agit d’une fanfare, qui suit et accompagne le héros sans répit. La drôlerie vient du contraste entre texte et image : tandis qu’on vante les mérites du groupe, sur qui on peut compter en toutes circonstances, les illustrations présentent plutôt un petit garçon excédé par l’omniprésence de cette fanfare trop prévenante. Sous le couvert de l’humour, Ma fanfare de compagnie rappelle aux amis trop empressés qu’il faut parfois respecter le besoin d’intimité. 6-8 ans Formules magiques et clous de girofle La petite Cerise et son araignée Octavie, le duo de détectives créé par Lili Chartrand pour les lecteurs débutants, en est déjà à sa troisième enquête. Juliette, la gardienne de Cerise, a besoin d’aide pour trouver qui a saboté son « patati patata », une machine à raconter qu’elle compte présenter au concours des inventions de son école. En observant bien, en posant des questions judicieuses, Cerise parvient à résoudre l’affaire, non sans le précieux secours de son amie Octavie. Le mystère du patati patata, avec ses illustrations colorées et expressives réalisées par Étienne Aubry, confirme l’intérêt de cette série « policière » pour les petits, qui apprennent, avec l’héroïne, à faire des déductions à partir des indices disséminés dans l’histoire. La belle collection « Maxi – Rat de bibliothèque » des éditions ERPI, avec sa présentation des personnages en ouverture et ses jeux et questions à la fin du récit, propose aux lecteurs qui s’initient au roman deux histoires espiègles qui les amuseront. Dans la veine fantaisiste, Bottes, boti, botta !, écrit par Marie Page et illustré par Yves Dumont, met en vedette l’apprentie sorcière Zoya, dont les bottes roses, offertes par sa tante, ont le pouvoir de réaliser tous les voeux, pour peu qu’on en connaisse le secret. Et une fois le truc découvert, quel plaisir de multiplier les souhaits pour tout transformer ! Mais les bottes savent compter : au centième voeu, la magie n’opère plus… La situation est plus réaliste dans Catastrophe et clous de girofle, de Danielle Malenfant (illustré par Jean Morin). En fait, on se croirait presque dans la réalité tant la gaffe de Maxence, le héros, est de celles qui risquent d’arriver à plus d’un enfant.

Auteur : Isabelle L’Italien-Savard
Titre : Promenades, courses et fuites
Revue : Québec français, Numéro 165, printemps 2012, p. 92-94
URI : http://id.erudit.org/iderudit/66475ac

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