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Québec français

Numéro 161, printemps 2011, p. 26-29

Littérature et peinture

Sous la direction de Steve Laflamme

Le texte documentaire

Sous la direction de Réal Bergeron et Martine Brunet

Direction : Aurélien Boivin (directeur)

Rédaction : Chantale Gingras (rédactrice en chef, littérature, langue et société), Steve Laflamme (rédacteur en chef, littérature, langue et société), Réal Bergeron (rédacteur en chef, didactique) et Monique Noël-Gaudreault (rédactrice en chef, didactique)

Éditeur : Les Publications Québec français

ISSN : 0316-2052 (imprimé)  1923-5119 (numérique)

qf1076656
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Article

Baudelaire, Rouault, Matisse : l’illustration performative

Mathilde Labbé

Doctorante, allocataire de recherche, Université Paris IV-Sorbonne

Résumé | Extrait

LITTÉRATURE ET PEINTURE Baudelaire, Rouault, Matisse : l'illustration performative PAR MATHILDE LABBÉ* Des illustrateurs de Baudelaire, la postérité n'a pas retenu beaucoup de noms. Parmi des dizaines d'artistes, et en dehors de Félicien Rops, qui a travaillé sur Les épaves du vivant de Baudelaire, seuls quelques-uns ont marqué les mémoires, en particulier Auguste Rodin, Edvard Munch, Georges Rouault, Henri Matisse et Léonor Fini. Ne serait-ce pas dû au fait que le rapport de l'image au texte, dans la plupart de ces grandes œuvres, excède la notion d'illustration ? Le développement de l'art abstrait et les questions que pose l'illustration d'un texte autrefois jugé obscène ont en effet abouti à l'élaboration d'un autre rapport au texte dont le travail de Georges Rouault et celui d'Henri Matisse sont des exemples particulièrement marquants. Tous deux élèves de Gustave Moreau, ils ont livré deux lectures des Fleurs du Mal qui s'inscrivent dans un paradoxal art du portrait non figuratif et qui, tout à la fois par leur intelligence de l'œuvre et leur distance à sa lettre, ont ouvert la voie à une reprise littéraire du rapport entre ces images et le texte baudelairien. Les travaux de Georges Charensol sur l'œuvre de Rouault permettent d'éclairer ce lien de l'image au texte. Dans le cas de Matisse, l'ouvrage d'Aragon Henri Matisse, roman, constitue une source complexe et très variée : Aragon y dialogue avec lui-même et avec Matisse en un mélange d'entretiens, de récits, de rêveries et de textes critiques. Les deux séries élaborées par Rouault et Matisse, majoritairement composées de portraits, ne se présentent ni comme une illustration ni comme un ornement, mais comme une juxtaposition de textes et d'images dont chacun peut juger l'harmonie. Le lien entre l'écrit et l'image, longuement mûri par Rouault comme par Matisse, n'y apparaît pas immédiatement, car il n'est, la plupart du temps, pas dénotatif. Comment comprendre cet appariement texte-image qui ne peut pas se...

Auteur : Mathilde Labbé
Titre : Baudelaire, Rouault, Matisse : l’illustration performative
Revue : Québec français, Numéro 161, printemps 2011, p. 26-29
URI : http://id.erudit.org/iderudit/63971ac

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