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Relations

Numéro 758, juillet-août 2012, p. 21-22

La mémoire vivante

Direction : Élisabeth Garant (directrice)

Rédaction : Jean-Claude Ravet (rédacteur en chef), Catherine Caron (rédactrice en chef adjointe) et Emiliano Arpin-Simonetti (secrétaire de rédaction)

Éditeur : Centre justice et foi

ISSN : 0034-3781 (imprimé)  1929-3097 (numérique)

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Article

Traces d’histoire

Marie-Célie Agnant

Résumé | Extrait

Traces d’histoire Des écrivains choisissent d’explorer le champ mémoriel pour pouvoir dire le monde, chanter la vie et l’aspiration à plus d’humanité, faisant de l’oeuvre littéraire un outil de résistance et de lutte pour la survie. Marie-Célie Agnant À l’instar des philosophes et des historiens, les écrivains, les poètes, les romanciers et les dramaturges ont souvent été interpellés à des degrés divers par le lien entre la mémoire et l’histoire. À chaque période historique naissent des textes qui prennent racine dans les contrecoups des génocides, des violences, des traumatismes et des ruptures extrêmes engendrés par les guerres, le colonialisme, les dictatures, ou encore dans les rapports de force qui régissent le monde. Cette production littéraire questionne, rend compte de certains faits et tente de remettre en place les pièces des casse-tête. Elle joue ainsi un rôle essentiel de sauvegarde de la mémoire et participe à la reconstruction d’identités démolies. C’est une action engagée en faveur de la mémoire considérée comme fondement de l’histoire. Écrire la mémoire peut également servir à mettre en mots l’enfance envolée ou volée, le déracinement, la perte des repères, la reconstruction du pays perdu. On parle ici de textes souvent nés de l’immigration ou de l’exil, élaborés quelquefois sur le mode d’évocations fantaisistes et nostalgiques, portant une mémoire bon enfant, fragmentaire, reconstituée et dictée en général par un projet personnel. Baudelaire disait de la littérature qu’elle est le « meilleur témoignage que nous puissions donner de notre dignité ». Un peuple qui perd sa mémoire ne perd-il pas aussi de sa dignité? À titre d’écrivaine née en Haïti, un pays où la mémoire collective a sans cesse été bafouée dans un contexte social marqué par la violence et l’absence totale de justice et de vérité, je perçois que le travail littéraire sur la mémoire relève de ce combat pour la dignité dont parlait Baudelaire. Il permet également, comme le souligne...

Auteur : Marie-Célie Agnant
Titre : Traces d’histoire
Revue : Relations, Numéro 758, juillet-août 2012, p. 21-22
URI : http://id.erudit.org/iderudit/66909ac

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