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Relations

Numéro 755, mars 2012, p. 3

Souffrances

Direction : Élisabeth Garant (directrice)

Rédaction : Jean-Claude Ravet (rédacteur en chef), Catherine Caron (rédactrice en chef adjointe) et Amélie Descheneau-Guay (secrétaire de rédaction)

Éditeur : Centre justice et foi

ISSN : 0034-3781 (imprimé)  1929-3097 (numérique)

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Un 8 mars entre rage et espoir

Catherine Caron

Résumé | Extrait

Nadia Nadège, Le matador, 2010, techniques mixtes sur toile Un 8 mars entre rage et espoir En janvier dernier, au Forum économique mondial (FEM) de Davos, au temple de la « corpocratie », les élites économiques et politiques ont fait mine de se rendre compte que les inégalités croissantes étaient un grave danger pour l’humanité. Elles ont feint d’ignorer que de vastes mouvements sociaux – régulièrement réprimés par leurs polices – leur assènent cet avertissement depuis des décennies et leur fournissent d’excellentes solutions pour y remédier. Il fallait entendre le fondateur et président du FEM, Klaus Schwab, s’interroger sur la perte du sens moral dans notre monde avec l’archevêque anglican sud-africain et Prix Nobel de la paix, Desmond Tutu. Et s’enquérir auprès de lui des moyens pratiques à privilégier pour bâtir une société plus juste. Oui, surtout, soyons pragmatiques, insistait-il l’air de dire qu’après tout, les vrais leaders ne sont pas aveuglés par de vilaines idéologies… La scène était aussi surréaliste que révoltante, alors que nous assistons depuis des mois à un vaste exercice d’hypocrisie et d’inertie destiné à protéger une classe dominante repue de bonus extravagants et de biens publics spoliés à la faveur de la crise. Desmond Tutu a bien parlé de l’impasse qui guette un monde gangrené par la cupidité, l’injustice et l’immoralité. Il a lancé un appel pour une révolution menée par les femmes et la fin de l’exclusion de la moitié du genre humain des lieux de pouvoir et des processus décisionnels. Cet appel résonne encore en ce mois marqué par la Journée internationale des femmes. Mais dans un tel lieu, il n’a suscité que des applaudissements anémiques. Les murs du temple n’ont guère vibré. Brûlant, il s’est figé au contact de l’air aseptisé et privatisé de Davos, trop loin du tumulte de la rue où les femmes ne mènent peut-être pas mais participent pleinement aux luttes pour la liberté, l’égalité, la démocratie, la justice sociale. Elles le font au...

Auteur : Catherine Caron
Titre : Un 8 mars entre rage et espoir
Revue : Relations, Numéro 755, mars 2012, p. 3
URI : http://id.erudit.org/iderudit/67007ac

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