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Relations

Numéro 755, mars 2012, p. 4-5

Souffrances

Direction : Élisabeth Garant (directrice)

Rédaction : Jean-Claude Ravet (rédacteur en chef), Catherine Caron (rédactrice en chef adjointe) et Amélie Descheneau-Guay (secrétaire de rédaction)

Éditeur : Centre justice et foi

ISSN : 0034-3781 (imprimé)  1929-3097 (numérique)

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Article

Kyoto KO

Maxime Combes

Résumé | Extrait

Kyoto KO Maxime Combes Le gouvernement Harper ne pouvait rêver mieux. Avant de se rendre à Durban pour la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques, qui a eu lieu du 28 novembre au 9 décembre 2011, le ministre canadien de l’Environnement, Peter Kent, affirmait que « Kyoto, c’est le passé. » Après Durban, c’est vrai. Le Canada a non seulement refusé de signer en faveur d’une deuxième période d’engagements sous le protocole de Kyoto, mais il veut s’en retirer par une dénonciation officielle dont la légalité est contestée devant la Cour fédérale du Canada, dans le cadre d’une mobilisation menée par le professeur de droit et ex-politicien Daniel Turp. En outre, le Canada a obtenu, avec le soutien de la Russie et du Japon avec qui il est responsable de 10 % des émissions mondiales, qu’il n’y ait plus d’engagements contraignants de réduction d’émissions des gaz à effet de serre (GES). Le tout avec la bénédiction de l’Union européenne (UE), pourtant présentée comme le bon élève de la classe. L’UE est arrivée à Durban en affirmant être prête à troquer sa participation à une seconde période d’engagements dans le cadre du protocole de Kyoto contre l’ouverture de négociations impliquant tous les grands pays émetteurs de CO2 pour un accord global et contraignant. Très vite cependant, l’UE n’a plus cherché à infléchir les positions inflexibles des États-Unis, du Canada, de la Russie et du Japon, et s’est concentrée quasi exclusivement sur les seuls pays émergents. Cela a contribué au résultat final allant très clairement dans le sens des États-Unis et du Canada. L’obtention d’une seconde période d’engagements est généralement annoncée comme un résultat positif de Durban. C’est oublier un peu vite que sa durée n’est même pas définie et que le texte ne fait que « prendre note » des promesses de réduction d’émissions actuellement sur la table, par ailleurs insuffisantes. Le protocole de Kyoto n’a pas été amendé, seule façon pourtant de transformer les...

Auteur : Maxime Combes
Titre : Kyoto KO
Revue : Relations, Numéro 755, mars 2012, p. 4-5
URI : http://id.erudit.org/iderudit/67008ac

Tous droits réservés © Relations, 2012

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