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Relations

Numéro 755, mars 2012, p. 21-23

Souffrances

Direction : Élisabeth Garant (directrice)

Rédaction : Jean-Claude Ravet (rédacteur en chef), Catherine Caron (rédactrice en chef adjointe) et Amélie Descheneau-Guay (secrétaire de rédaction)

Éditeur : Centre justice et foi

ISSN : 0034-3781 (imprimé)  1929-3097 (numérique)

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Article

Dieu au coeur de la faiblesse humaine

Jean Richard

Résumé | Extrait

Dieu au coeur de la faiblesse humaine Par la figure de Jésus, le christianisme invite à ne pas se laisser écraser par la souffrance et à lutter contre toutes les forces de la mort par amour de la vie. Jean Richard On reproche souvent au christianisme son insistance sur la souffrance, ce qu’illustre le symbole central de la foi chrétienne, le Christ en croix. À vrai dire, ce n’est pas seulement le fait du christianisme, puisque toutes les religions sont, d’une façon ou d’une autre, des réponses à l’énigme de la souffrance et de la mort. Ce qui distingue le christianisme, c’est plutôt son attitude devant la souffrance : il ne faut pas la fuir mais l’affronter. Le Christ souffrant Ainsi, le Christ ne s’est pas évadé de ce monde, il est venu dans le monde. C’est tout le sens de l’incarnation. Il est venu combattre le mal et la souffrance qu’il inflige. C’est par là qu’il est sauveur du monde. Dans le Nouveau Testament, « salut » signifie d’abord « guérison ». Ainsi voyons-nous Jésus, tout au long de sa vie publique, entouré de malades envers qui il éprouve de la compassion, en faveur desquels il exerce son ministère de guérison. Le fait que les exorcismes y occupent une place importante rappelle qu’à travers les guérisons, ce sont les puissances du mal qui sont visées et combattues. Au-delà de la guérison, Jésus veut rendre son humanité à celui ou celle qui, par sa maladie, est exclu socialement. Mais le Christ n’a pas seulement combattu le mal. Ayant assumé la condition humaine, il est devenu lui-même victime du mal, de la souffrance et de la mort. Cette vérité centrale du christianisme nous est rappelée chaque fois que notre regard se porte sur le crucifix. De là, cependant, surgit un malaise dans le christianisme contemporain. Car on en était venu à valoriser la souffrance en elle-même, à lui accorder un caractère positif en tant que moyen de salut. La ferveur chrétienne en aura donc incité certains à chercher des « croix », à s’infliger des souffrances....

Auteur : Jean Richard
Titre : Dieu au coeur de la faiblesse humaine
Revue : Relations, Numéro 755, mars 2012, p. 21-23
URI : http://id.erudit.org/iderudit/67017ac

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