Érudit - Promouvoir et diffuser la recherche
FrançaisEnglishEspañol
 

Recherche détaillée

.

Relations

Numéro 755, mars 2012, p. 40-42

Souffrances

Direction : Élisabeth Garant (directrice)

Rédaction : Jean-Claude Ravet (rédacteur en chef), Catherine Caron (rédactrice en chef adjointe) et Amélie Descheneau-Guay (secrétaire de rédaction)

Éditeur : Centre justice et foi

ISSN : 0034-3781 (imprimé)  1929-3097 (numérique)

rel049
< Précédent 

Abonnement requis!

L’accès à cet article est réservé aux abonnés. Toutes les archives des revues diffusées sur Érudit sont en accès libre (barrière mobile de 2 ou 3 ans). Pour plus d’information, consulter la page Abonnements et politique d’accès.

Connexion (abonné individuel)

Compte rendu

Livres

Résumé | Extrait

L’industrie chimique Marie-Monique Robin Notre poison quotidien. La responsabilité de l’industrie chimique dans l’épidémie des maladies chroniques Paris, Arte Éditions/La Découverte, 2011, 478 p. La journaliste et réalisatrice Marie-Monique Robin nous offre un second doublé livre/film sur l’industrie chimique. Après Le monde selon Monsanto (2008), qui faisait la lumière sur les pratiques douteuses du géant des organismes génétiquement modifiés, elle étend l’enquête à l’ensemble de l’industrie chimique pour comprendre son rôle dans l’épidémie de maladies chroniques, en forte croissance depuis trente ans. L’excellente vulgarisatrice épluche ici la littérature scientifique et inclut dans son analyse des entrevues menées avec des spécialistes du sujet. Elle recense des empoisonnements d’agriculteurs manipulant des pesticides qui ont par la suite développé des maladies neuro-dégénératives. Elle fait état de leurs difficultés à faire reconnaître ces intoxications auprès des autorités, qui considèrent la manipulation des pesticides comme étant sécuritaire. Ces agriculteurs se font plutôt dire qu’ils ont mal manipulé les produits et qu’en plus, leurs erreurs apportent de l’eau au moulin des environnementalistes… La principale difficulté des agriculteurs est donc de surmonter leur propre honte et leur culpabilité. L’auteure nous rappelle que l’empoisonnement chimique n’a rien de nouveau. Déjà, en 1962, dans son livre Le printemps silencieux, la scientifique Rachel Carson dénonçait les « élixirs de la mort » épandus à tout vent dans les campagnes américaines. Cet ouvrage conduisit à l’interdiction du DDT, un pesticide longtemps vu comme sécuritaire, ainsi qu’à la création de l’Agence de protection de l’environnement aux États-Unis. La seconde partie de l’ouvrage porte sur la « science mercenaire », ou sur la manière dont la science se fait enrégimenter par l’industrie. Celle du tabac, par exemple, a longtemps financé des études scientifiques biaisées afin de «...

Titre : Livres
Revue : Relations, Numéro 755, mars 2012, p. 40-42
URI : http://id.erudit.org/iderudit/67026ac

Tous droits réservés © Relations, 2012

À propos d'Érudit | Abonnements | RSS | Conditions d’utilisation | Pour nous joindre | Aide

Consortium Érudit ©  2014