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Relations

Numéro 754, janvier-février 2012, p. 13-14

L’Amérique latine : boussole pour les temps présents

Direction : Élisabeth Garant (directrice)

Rédaction : Jean-Claude Ravet (rédacteur en chef), Catherine Caron (rédactrice en chef adjointe) et Amélie Descheneau-Guay (secrétaire de rédaction)

Éditeur : Centre justice et foi

ISSN : 0034-3781 (imprimé)  1929-3097 (numérique)

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Article

Sur les traces du virage à gauche latino-américain

Pierre Mouterde

Résumé | Extrait

Sur les traces du virage à gauche latino-américain Les expériences réalisées dans cette région du monde s’ancrent dans une histoire tumultueuse, faite d’extrêmes et de luttes, alors que la gauche à travers le monde est mise au défi par le néolibéralisme triomphant. Pierre Mouterde Le continent sud-américain a ceci de particulier qu’il permet de mieux nous faire voir ce qui se passe dans le vaste monde. Aussi, quand on choisit d’avoir un point de vue de gauche et qu’on s’emploie à chercher dans le brouhaha bourdonnant de l’actualité une sorte de boussole pour les temps présents, il reste toujours intéressant de revenir à l’histoire récente de l’Amérique latine. Comme si, de cette manière, on pouvait mieux appréhender les grands enjeux sociopolitiques traversant nos sociétés contemporaines. Des dictatures aux démocraties sous tutelle Pensons simplement à ce mode de régulation économique néolibéral qui a fini par s’imposer chez nous au Québec, surtout à partir du milieu des années 1990 avec Lucien Bouchard et ses politiques de déficit zéro. Eh bien, c’est au sud de l’Amérique qu’il a été expérimenté pour la première fois, au Chili du général Pinochet, dès janvier 1974, au moment où commençaient à se mettre en place un peu partout dans le Cône sud – Brésil (1964-1985), Chili (1973-1989), Uruguay (1973-1985), Argentine (1976-1983) –, de féroces dictatures de sécurité nationale! Celles-ci avaient pour curieux objectif non seulement de chercher à écraser les partis politiques de gauche (communiste, socialiste, d’extrême-gauche, etc.) et les mouvements sociaux d’origine populaire (le fameux ennemi intérieur), mais aussi d’imposer par la force un nouveau mode de régulation économique néolibéral. Celui-ci se caractérisait par la mise en place de politiques systématiques de privatisation, de déréglementation, de libéralisation des échanges et de recours exclusif aux principes du monétarisme des Chicago boys de Milton Friedman. Il faudra attendre la fin des années 1980...

Auteur : Pierre Mouterde
Titre : Sur les traces du virage à gauche latino-américain
Revue : Relations, Numéro 754, janvier-février 2012, p. 13-14
URI : http://id.erudit.org/iderudit/67070ac

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