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Relations

Numéro 754, janvier-février 2012, p. 18-20

L’Amérique latine : boussole pour les temps présents

Direction : Élisabeth Garant (directrice)

Rédaction : Jean-Claude Ravet (rédacteur en chef), Catherine Caron (rédactrice en chef adjointe) et Amélie Descheneau-Guay (secrétaire de rédaction)

Éditeur : Centre justice et foi

ISSN : 0034-3781 (imprimé)  1929-3097 (numérique)

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Article

La reconquête d’une destinéeEntrevue avec Franck Gaudichaud

Entrevue réalisée par

Jean-Claude Ravet

Résumé | Extrait

La reconquête d’une destinée Entrevue avec Franck Gaudichaud Politologue, Franck Gaudichaud enseigne à l’Université de Grenoble 3. Il est coprésident de l’association France Amérique Latine et a dirigé Le volcan latino- américain. Gauches, mouvements sociaux et néolibéralisme en Amérique latine (Paris, Textuel, 2008). Relations : Récemment, au Venezuela, en Équateur et en Bolivie, des gouvernements de gauche ont mis en place des assemblées constituantes qui ont mené à l’adoption de nouvelles Constitutions. Qu’est-ce qui a motivé ces initiatives démocratiques? Franck Gaudichaud : Il faut replacer ces expériences constitutionnelles dans le sillage des grandes mobilisations populaires, syndicales, paysannes et indigènes, qui ont eu lieu à partir du milieu des années 1990 jusqu’au début des années 2000. Les gouvernements qui ont lancé ces initiatives sont issus de luttes sociales d’envergure (en Bolivie et Équateur) ou d’une crise profonde de légitimité du bipartisme et du néolibéralisme (au Venezuela). Dans ces pays, une partie des nouveaux dirigeants politiques qui composent désormais les gouvernements proviennent des mouvements sociaux, ou sont des outsiders qui ne s’inscrivaient pas dans le jeu partisan traditionnel. Rappelons-nous que le syndicaliste aymara Evo Morales, en Bolivie, a gagné la présidence de la République dans un contexte de véritables insurrections populaires, plusieurs gouvernements précédents ayant été destitués par la rue. Souvenons-nous aussi que le militaire métis Hugo Chávez, après avoir raté un coup d’État en 1992, a organisé sa campagne électorale « bolivarienne » de 1998 en appelant à la « rupture » avec la quatrième République vénézuélienne et son népotisme généralisé. Le mouvement indigène – pensons à la Confédération des nationalités indigènes de l’Équateur (CONAIE) – s’est lui aussi constitué comme un acteur social majeur dans ces luttes collectives. Ses revendications, jusque-là exclues de l’espace politique ou instrumentalisées...

Auteur : Jean-Claude Ravet
Titre : La reconquête d’une destinée : entrevue avec Franck Gaudichaud
Revue : Relations, Numéro 754, janvier-février 2012, p. 18-20
URI : http://id.erudit.org/iderudit/67073ac

Tous droits réservés © Relations, 2012

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